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Culture / Culture

Recueil poétique “L’être sans l’ombre” de Hamid Larbi

Ou comment dire l’émigration, la solitude et l’humanité

Ce livre de 66 pages réserve bien des surprises aux férus de belles lettres, à commencer  par la préface de l’écrivain Arezki Metref, qui parle de son ami et de sa poésie flamboyante, viscéralement humaine.

Après l’obtention du prix du concours international de poésie “L’amour de la liberté”, décerné en janvier dernier par l’Aesal (Académie européenne des sciences des arts et des lettres), et son élection au sein de cette même académie, le poète et journaliste Hamid Larbi publie son dernier recueil de poésie intitulé L’être sans l’ombre, aux éditions Apic. Ce “petit livre” de 66 pages réserve bien des surprises aux férus de belles lettres, à commencer par la préface de l’écrivain Arezki Metref, qui parle de son ami et de sa poésie flamboyante, viscéralement humaine. “La présence de l’être, ses tourments, (…) est si fulgurante dans la pugnace quiétude de ces mots que l’on ne peut que constater que la poésie de Hamid Larbi est un parchemin légué par les premières pulsations de l’humanité primale”, dit l’auteur d’Un Algérien au paradis.
Car pour lui, Larbi fait indéniablement partie de ce “cercle de poètes disparus”, comme Si M’hand, Djaout ou encore Kateb Yacine, et dont il est le gardien de la mémoire. “Hamid Larbi est posté comme veilleur, dans l’adversité adossé à un copieux arbre généalogique de poètes qui, de Si M’hand à Djaout, ont conjuré le malheur.” Mais de cette ascendance littéraire exceptionnelle, Larbi a surtout hérité de l’irrévérence et d’une capacité à traiter de sujets délicats avec une justesse inouïe. La couardise des hommes face au drame des migrants par exemple est l’un des sujets principaux de ces poèmes, dans lesquels il met des mots, d’un côté sur le périple de ces infortunés, et de l’autre la monstruosité de ceux qui détiennent le pouvoir. “Le verbe s’est dispersé/ dans l’immensité/ la voie déraisonnable/ du supplice/ le rêve de l’humanité agonise/ l’érudition se réfugie dans le désert/ L’impertinence et l’aisance contemplent la misère du monde.”
Ou encore “L’univers frôle la certitude : l’ignorance réinvente la peur/ Des vies ensanglantées/ en parqué comme du cheptel/ face à des frontières clôturées/ Au mépris de l’humanisme/ Des ombres se dispersent.” Le soleil, les étoiles, la mer sont par ailleurs des éléments omniprésents dans cette poésie. En plus des mots qui le font voyager, Larbi leur imbrique ces symboles d’évasion et de liberté. “Les sublimes cimes enneigées/ l’infini du ciel étoilé, le silence des glaciers.” “La subtilité des vagues/ la brutalité de la tornade. Et après une mer d’huile.” Ce besoin d’écrire sur la liberté, qu’elle soit celle du corps ou de l’esprit, aide le poète “à se tirer de la confusion, se libérer de certaines entraves, s’employer à devenir lui-même” comme il l’expliquait dans une interview.
Comme une image vaut mille mots, les illustrations du caricaturiste franco-algérien Gyps, principalement axées sur les migrants, viennent renforcer le ton militantiste de ce recueil. Au travers d’un trait simple, l’artiste met tantôt en avant des centaines de migrants attendant le sort sur une barque de fortune, tantôt couple qui demande à un réfugié pourquoi vient-il “chez eux”.

Yasmine Azzouz


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