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Culture / Culture

17e Festival Lumières d’Afrique de Besançon

Participation de plusieurs films algériens

Cet évènement dédié au 7e art africain, devenu un “rendez-vous cinématographique incontournable”, verra la participation de vingt pays, notamment l’Algérie, qui sera représentée par Je te promets, de Mohamed Yargui, et Collision de Fethi Benmokhtar.

La ville natale des frères Lumières abritera du 11 au 19 novembre, la 17e édition du Festival lumières d’Afrique de Besançon (France). Cet évènement dédié au 7e art africain, a été créé en 1996, de la “volonté de 18 associations et de  ressortissants et de structures en lien avec le continent africain”, nous a indiqué l’un des membres de l’organisation. Grâce à ces bénévoles passionnés et chevronnés à faire connaitre ce cinéma, ce festival est “devenu le rendez-vous cinématographique incontournable des cinémas africains,  à Besançon”. Pari gagné ! Lors de l’édition précédente, le festival a “enregistré en 2016 plus de 8000 participants”.
Visant à offrir une sélection éclectique, le comité s’emploie à “satisfaire tous les goûts des cinéphiles”, nous a précisé notre source.
En effet, le public est gratifié lors de chaque édition par des documentaires engagés et militants, films de fiction, de découverte, à travers lesquels “une symbiose est réalisée pour contenter tous les publics”. Le jury composé de professionnels “rompus à la tâche qui a présidé au choix des films en compétition sur la base de la qualité professionnelle des images, du son, de la thématique, à la hauteur du prestige du Festival”. À ce propos, cette manifestation est structurée “autour de plusieurs attractions” : Les compétitions longs et courts-métrages de fiction sont “ouvertes à des productions de films tournés sur le continent africain de moins de deux ans par des réalisateurs africains” ; les compétitions documentaires (courtes et longues) sont  ouvertes à “des sujets pointus, montrant des facettes rares et très peu abordées de réalités provenant de l’intégralité du continent africain”. On retrouve également les “Écrans blancs”, un espace ouvert à des “associations militantes de Besançon en lien avec le continent africain pour présenter leurs activités engagées en s’appuyant sur un documentaire ou un long-métrage”,  “Afrimômes”, une proposition à “destination du jeune public avec du cinéma, des rencontres et du spectacle vivant”, et enfin “Vues d’Afrique”, une exposition durant le festival proposée par des photographes amateurs bisontins. Quand on évoque festival, il y a forcément des prix ! Les participants concourent pour cinq distinctions “non dotées”, à savoir le “Coup de cœur du public de Besançon” (le prix historique), le prix “Lycéens et apprentis au cinéma - Région Franche-Comté” (depuis 2007),  et le prix du jury Signis (depuis 2009), dans la catégorie longs-métrages de fiction. Pour le court-métrage de fiction, le lauréat se voit attribué “le prix du jury de la diaspora africaine de Besançon” (depuis 2007). Quant au documentaire, deux prix sont décernés : le prix “Éden des documentaires” (depuis 2011), et le prix du “public”.

“L’Algérie, un acteur majeur du cinéma africain”
Concernant l’édition de cette année, une vingtaine de pays participeront au festival, à cet effet, on peut citer l’Algérie. “L’Algérie est un acteur majeur du cinéma africain par la profondeur et la valeur militante de ses producteurs.” Parmi la sélection, on retrouve le doc en hors compétition Algérie du possible (2015, 82 mn) de Viviane Candas. En compétition, on retrouve le doc court Collision (2017, 9 mn) de Fethi Benmokhtar ; et le court fiction primé dans de nombreux festivals, Je te promets (2016, 17 mn) de Mohamed Yargui. Outre les projections, le festival rendra hommage au sculpteur sénégalais Ousmane Sow (décédé en 2016), à travers la projection d’un documentaire biographique réalisé par sa compagne Bétrice Soulé.
“Une rue sera baptisée en son nom à Besançon, ville avec laquelle il a un lien fusionnel (la statue géante de Victor Hugo sur l’esplanade de la mairie de Besançon est l’œuvre du sculpteur).” 
Au programme également, des ateliers, des conférences, un club littéraire et une journée professionnelle, qui sera animée par “des cinéastes et experts en audiovisuel au profit d’un public d’apprenants”. Le festival Lumières d’Afrique joue par ailleurs le rôle de médiateur entre l’Afrique et l’Europe, dans le cadre d’échanges et de coproductions.  Cette passerelle entre l’Afrique et l’Europe a “suscité des échanges entre institutions et acteurs du Nord et du Sud”. En “seize éditions, le festival a permis des rencontres inédites entre acteurs, réalisateurs des deux continents, et de nombreux films projetés en exclusivité au festival ont connu un destin international”, a conclu notre interlocuteur.

Hana Menasria


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