Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

Culture / Culture

Exposition artisanale “aux couleurs du printemps” à Alger

Passion, gourmandise et beauté au rendez-vous

Samedi dernier à Hydra (Alger), se tenait une jolie exposition exclusivement féminine, organisée par des professeurs de l’association chrétienne Caritas, où une vingtaine de femmes, jeunes et moins jeunes, exposaient les plus beaux ­– et délicieux ­– produits. Des fromages, aux bijoux anciens, en passant par les savons artisanaux, il y en avait pour tous les goûts dans la charmante demeure qui a abrité l’évènement. Sous un soleil estival, adouci par les parasols installés dans le jardin, couleurs et saveurs se mélangeaient, et c’était à quel bijou, vêtement ou sacoche qui attirerait le plus le regard du visiteur. Une jeune étudiante en biologie présentait ses concoctions, qui allaient des sels de bains, aux huiles essentielles et autres huiles de massage, et informait ses potentiels clients des bienfaits de ses produits, réalisés par ses soins, à la maison, et sur la base de ses connaisses acquises lors d’une formation en aromathérapie en Suisse. Hasna Serri, professeur de patchwork à Caritas et initiatrice de l’évènement en 2017, veut, à travers ce modeste évènement, “encourager les artisanes”, qui viennent pour certaines de loin, comme Ghardaïa ou encore Touggourt, ou qui ont des origines différentes, comme la Palestinienne qui exposait ses bijoux en bronze, fabriqués par des jeunes dans les territoires occupés. Mains de Fatma, bracelets et autres colliers en perles étaient étalés sur le petit carré réservé à la dame, venue étudier en Algérie au début des années 70, et qu’elle n’a plus quitté depuis. Cette dernière nous dit que son but premier dans cette petite affaire est d’aider de jeunes artisans palestiniens, qui lui confectionnent les bijoux. Mais à cause de l’intense répression d’Israël, elle se retrouve obligée de récupérer ses produits aux frontières jordaniennes,  faute de pouvoir entrer dans sa terre natale. Comme quoi, fabriquer ou acheter un simple bracelet ou bague tient aussi du militantisme…


Yasmine Azzouz


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER