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Culture / Actualités

Projection du film “Ali, la chèvre et Ibrahim” de Sherif El-Bendary

Poésie, humour et fantaisie

©D. R.

Ali, la chèvre et Ibrahim, premier long métrage de Sherif El-Bendary, est une œuvre poétique pleine d’humour et de fantaisie. Projeté en avant-première algérienne le 5 septembre, le public des Rencontres cinématographiques de Béjaïa (RCB) est reparti plus que conquis par ce film inspiré de contes égyptiens.
Sortie en 2017, cette fiction, dont l’histoire se déroule dans un quartier populaire du Caire, revient sur deux personnages : le premier Ali (Ali Sobhy), un jeune homme complètement disjoncté, qui entretient une relation amoureuse avec Nada, une chèvre ! Le deuxième, Ibrahim (Ahmad Magdy), ingénieur de son et musicien souffrant d’acouphène. Habitant le même quartier, ces deux hommes ne font que se croiser dans ce bidonville, mais un jour le destin va les conduire vers une péripétie qui bouleversera leur relation avec l’autre. En effet, après avoir consulté le même guérisseur, Ali et Ibrahim doivent jeter des pierres dans la mer, l’un pour “retrouver sa tête” et l’autre pour guérir de sa maladie. Entraîné dans un road movie hilarant, Ali, la chèvre et Ibrahim apprennent à se connaître et à dépasser les préjugés nourris l’un sur l’autre. Dans cette relation étrange entre Nada et Ali (le comédien est d’un naturel époustouflant pour son premier rôle au cinéma), le film prend plus la forme d’une comédie. Mais au fil de la narration, Sherif El-Bendary nous entraîne dans un conte moderne où s’allient l’héroïsme, l’action, le rire et l’amour sous toutes ses formes. D’une simple rencontre entre deux jeunes paumés et une chèvre, voilà la naissance d’une jolie amitié renforcée par les difficultés de la vie. En fait, El-Bendary a su sortir du cinéma classique arabe où l’animal figure seulement dans le décor. Pour le réalisateur, Nada faisait réellement partie de l’équipe du tournage ; d’ailleurs, lors du débat à l’issue de la projection, il a informé l’assistance qu’il avait mis une année pour trouver la bonne chèvre. Et que l’écriture du scénario construite dans le style du conte lui a pris 5 ans pour son achèvement. À noter que Ali, la chèvre et Ibrahim a été projeté aux RCB (du 1er au 6 septembre) dans le cadre de la journée dédiée aux films produits par Afac (Fonds arabe pour les arts et la culture). Il a également été proposé au public algérois, samedi, à la salle Atlas, lors de la 8e édition du “Afac film week”.

H. M. 


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