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Culture / Culture

Sortie du 37e album de Bob Dylan

Portrait d’un artiste captivant et légendaire

Pour ses 75 ans, Dylan sort l’opus “Fallen angels”. © D. R.

C’est aujourd’hui que le gourou de la chanson populaire américaine, Bob Dylan, bouclera ses 75 ans, et rares sont ceux qui ont cru que ces longues et pénibles années le trouveront toujours égal à lui-même et toujours si frais et disposé à produire. Donc, pour cette longévité si bien assumée, nous avons pensé qu’un flash-back sur l’ensemble du parcours artistique de cet emblématique chanteur à la carrière si légendaire et glorieuse vient à point nommé. En somme, une rétrospective est nécessaire pour considérer sa carrière si longue et pérenne. De son vrai nom Robert Allen Zimmermann, il est né à Duluth le 24 mai 1941 dans le Minnesota, son pseudonyme ou nom d’artiste lui a été inspiré du nom du poète gallois Dylan Thomas. Il passa son enfance dans la localité de Hibbing, un petit patelin qui renfermait une réserve de mines non loin de la frontière canadienne. Quand il atteint l’âge de 10 ans, il prend l’initiative à lui seul de faire une escapade vers Chicago. Malgré son tout jeune âge, il passa deux années entières dans cette ville réputée être la patrie du blues. Et comme la fugue lui était bénéfique au moins pour cette heureuse raison, il a eu la chance de rencontrer le célèbre bluesman Big Joe Williams. Ce dernier, à son tour, lui fait un geste qui le marquera peut-être pour le restant de sa vie, et il était question d’une vieille guitare que lui a offert le légendaire artiste. Cette anecdote est souvent narrée. Vers ses vingt ans, Bob Dylan se lance dans l’exploration du vaste pays qu’est l’Amérique, dont il parcourut plusieurs états, avant de rejoindre l’université du Minnesota pour entamer des études en littérature. Par la suite, il prend la décision de rallier la ville mythique de New York où il aura la grande opportunité de croiser son idole de ce temps-là : Woody Guthrie, et saisira l’occasion d’enregistrer quelques titres avec la chanteuse Carolyn Hester. En 1961, il enregistre son premier album qui lui permit de s’essayer aux grands classiques du blues et du folk, et à partir de là, il peaufina un style qui va désormais devenir son feeling musical accompagné de son cachet vocal un peu spécial et original, parce qu’il se distingua avec sa voix nasillarde qui a l’impression de sortir du nez. À ses débuts, quand on l’écoutait, des remarques se faisaient au sujet de sa voix, et les commentaires allaient bon train. Les uns disaient qu’il avait une voix accomplie, et les autres entonnaient : “What a horrible voice !”  (Quelle voix horrible !). Son premier disque personnel fut The Freewheelin’ Bob Dylan, dans lequel il dévoila son talent de véritable auteur et sa prédisposition à la poésie, qui provoquèrent l’enthousiasme des auditeurs, et le titre de renommée Blowin in the wind (Souffler dans le vent) fut très applaudi, rendu populaire par la suite, et repris par d’autres chanteurs dont notamment le groupe Peter Paul and Merry. Et depuis, il n’a jamais arrêté de tourner, et son dernier album sorti sous le label Columbia record s’intitule Shadows in the night (Ombres dans la nuit) paru en 2015. Décoré par le président des États-Unis d’Amérique, Barack Obama, ce dernier, pour lui rendre un vibrant hommage, a trouvé les mots qu’il fallait en lançant à l’occasion : “Aujourd'hui, tout le monde, de Bruce Springsteen à U2, doit beaucoup à Bob. Il n'y a pas de plus grand géant dans l'histoire de la musique américaine”, a conclu le Président avant de remettre la médaille présidentielle à l’icône de la musique populaire américaine, qui comme un vieux vin se bonifie en vieillissant. L’artiste célèbrera ses 75 ans avec la production prochaine d’un dernier album intitulé Fallen angels (Anges déchus), son 37e album. Cela ne l’exempt pas pour autant de toute critique, parce qu’il fut dans un passé récent la cible de pas mal de chroniqueurs, lui reprochant  de s’éloigner de son engagement pour la liberté et les droits civiques. Comme c’est le cas d’une chroniqueuse du New York Times qui a voulu réduire l’aura de Bob Dylan en titrant son écrit le concernant par un “Blowin’ in the idiot wind” (Souffler dans le vent idiot). Et bien d’autres articles incisifs rédigés à son encontre, étayés évidemment par des arguments dont la plupart paraissent tenir la route. Enfin, malgré les polémiques et autres controverses, Bob Dylan reste quand même un phénomène artistique à part.


Farid Haddouche

 


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