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Culture / Culture

Kamel Bouchama à propos du biopic sur l’Émir Abdelkader

“Pour la réalisation de ce film, il faudrait une volonté politique” (Vidéo)

L’auteur Kamel Bouchama. ©Amokrane/Liberté

À l’occasion du 135e anniversaire de la disparition de l’Émir Abdelkader, l’auteur et ancien ambassadeur Kamel Bouchama a animé une conférence à Alger, où il est revenu sur le parcours de cette personnalité et du film en suspens depuis quelques années maintenant.

La librairie L'Arbre à Dire de Sidi Yahia (Alger) a organisé, dimanche soir, une conférence à l'occasion du 135e anniversaire de la mort de l'Émir Abdelkader (1808-1883). Une occasion de revenir sur le symbole de paix et le modèle du vivre-ensemble qu’était l’Émir Abdelkader. Une personnalité malheureusement peu connue par les Algériens. C’était d’ailleurs le thème de l’intervention de Kamel Bouchama, ancien ambassadeur algérien en Syrie et auteur entre autres de Les Algériens à Bilâd ec-Shâm.

Pour lui, il est plus que jamais important d’écrire sur l’Émir et “imposer sa vie dans les livres d’histoire”. L’ancien ambassadeur au “bilad esham” a ainsi insisté sur le rapport contemporain au passé. “Nous sommes en train de combattre pour essayer d’ancrer l’idée que l’Émir Abdelkader était un grand héros. Tout le monde le dit, mais dans les faits ça ne suit pas.

Toujours sur l’écriture de l’histoire, il a ajouté qu’il y avait “des antagonismes dans notre pays” qui freineraient l'écriture des événements passés quelles que soient leurs variétés. “Écrire l’histoire pour nous, c’est la résumer à cette période de 1954 à 1962, qui est très importante, une période décisive de notre histoire, ça, personne ne peut le nier, mais quand même, ignorer les autres périodes c’est très dangereux et on ne fera rien du tout.”  Il propose alors la reprise du projet de biopic, car selon le conférencier pour connaître une personnalité historique, le cinéma est le mieux approprié pour sa vulgarisation. Ainsi, l’historien revient sur son expérience à la tête du commissariat d’“Alger, capitale de la culture arabe”, et sa volonté de démissionner. Il a indiqué à l’assistance qu’à cette époque l’ancien Premier ministre Abdelaziz Belkhadem l’avait appelé pour lui demander de garder son poste pour “donner le premier coup de manivelle du film sur l’Émir Abdelkader”. Et d’enchérir qu’il a eu le feu vert de proposer le réalisateur qu’il souhaitait et de “récupérer” le scénario de chez Boualem Bessaih. “J’ai été le voir, après on a commencé à travailler et en moins d’une semaine tout est tombé à l’eau”, a-t-il regretté. Tout en ajoutant que “pour faire un film il faudrait une volonté politique. Est-ce que cette volonté existe ?”.

Au sujet de ce film, Zohour Boutaleb, de la fondation Émir-Abdelkader, qui était aussi présente à la conférence, a déploré qu'on n'ait pas pris le soin d'accompagner ce projet jusqu'au bout, ou le fait qu’il soit confié à des réalisateurs non qualifiés. Elle rappelle ainsi au cours de son intervention les lettres de son père Kadour Boutaleb adressées à la Présidence et au ministère de la Culture pour dénoncer le scénario de Philippe Diaz sur la vie de l’Émir Abdelkader. “Il ne connaissait rien de l’Émir, l’avenir a donné raison à mon père que ça allait être un échec”, a-t-elle conclu.

Imène AMOKRANE

@ImeneAmokrane

Publié dans : Histoire,Emir Abdelkader


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