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A la une / Culture

Résidence d’écriture Méditalents à Dar Abdeltif

Pour l’éclosion des scénaristes en herbe

Lyès Salem participe à cette édition comme consultant © D.R.

Du 15 au 21 juillet, Dar Abdeltif a accueilli 12 jeunes réalisateurs et cinéastes dans le cadre des ateliers d’écriture lancés par l’association Méditalents, en collaboration avec le CADC et l’IFA.

Une semaine durant (15-21 juillet), la somptueuse villa Dar Abdeltif à Alger, était le QG de douze jeunes réalisateurs et scénaristes d’Algérie, d’Égypte, du Maroc et de Jordanie. Ces auteurs en herbe étaient présents dans la capitale dans le cadre des ateliers d’écriture de longs et courts métrages initiés par l’association Méditalents, en collaboration avec le Centre algérien de développent du cinéma (CADC), et l’Institut français d’Algérie (IFA). Suite à l’appel à candidature lancé au début du mois en cours par les organisateurs pour cette résidence d’écriture de courts métrages destinée à des réalisateurs algériens, quatre candidats ont été admis aux côtés de huit autres porteurs de projets dans la catégorie long métrage.
Cette formation qui se déroule en plusieurs sessions est animée par des professionnels du 7e art. On peut citer le réalisateur et comédien Lyès Salem, la réalisatrice et scénariste Magali Negroni, ainsi que la productrice Marinella Banfi. À cette occasion, mercredi, sur les hauteurs d’Alger à Dar Abdellatif, nous avons rencontré Didier Boujard (directeur de l’association Méditalents), les consultants et quelques candidats qui bossaient sur leurs histoires sous un soleil de plomb. Lors de cette entrevue, les organisateurs ont évoqué les objectifs de cette résidence et de leurs différentes démarches dans l’accompagnement de ces projets.

“Ce sont des ateliers d’écriture de longs et courts métrages, et les cinéastes viennent de différents pays de la Méditerranée. Pour les courts, nous accueillons quatre jeunes auteurs algériens qui ont envie de développer leur projet en espérant de les réaliser, et peut-être plus tard réaliser un projet de long métrage”, nous a indiqué Didier Boujard. Et d’ajouter : “Nous avons eu pas mal de propositions pour cette catégorie. Alors, nous avons pris tous ceux qui touchent dans leurs récits à l’image et qui ont une connaissance du cinéma.” Concernant les critères de sélection dans la section long métrage, le directeur de Méditalents mise sur des personnes ayant des connaissances sur le métier. “Ce sont des personnes ayant déjà réalisé des films courts ou des documentaires, qui ont déjà un parcours dans le cinéma. Car l’écriture d’un long demande de l’expérience et de la maturité”, a-t-il précisé. D’ailleurs, les critères de sélection portaient sur le sujet proposé, l’écriture (dramaturgie, un sujet qui puisse circuler, les personnages, un début et une fin dans l’histoire…). Sur le choix des professionnels (formateurs), Didier Boujard a informé qu’ils sont du Sud et du Nord, et cette diversité apporte “des visions qui se rejoignent”.  
Quant aux consultants, Lyès Salem, Magali Negroni et Marinella Banfi ont expliqué que leur travail consiste à “évaluer les scénarios, de voir ce que ces jeunes veulent raconter, et de les accompagner dans l’élaboration de leur projet”. Et de renchérir : “Nous suivons ces jeunes jusqu’au bout, et ce, même après la tenue des ateliers.” Selon Lyès Salem, sa mission est d’“apporter des réflexions, des impressions et éventuellement des pistes, sans dénaturer ni retoucher l’histoire”. Tout en insistant sur le fait que “nous sommes des consultants, nous faisons des critiques constructives. On met le doigt sur des choses qui nous paraissent fragiles, mais le porteur de projet reste le moteur numéro 1, à partir de là, c’est le réalisateur de porter son projet”.
À propos des thématiques choisies, ces réalisateurs se sont inspirés dans leurs récits, pour la plupart, de l’actualité de leurs pays. À l’exemple des Algériens (courts métrages), on retrouve des thèmes sur “les années 90, cette période est évoquée dans des histoires, des approches et des tons différents. Ce sont des gens qui ont grandi avec ça, et il y a beaucoup de zones à explorer”, a annoncé Lyès Salem.
Cette résidence d’écriture qui est à sa 6e année regroupe des professionnels qui apportent des visions qui se rejoignent, mais surtout leur “expérience et passion pour le cinéma”. Pour cette année, une première session s’est tenue au Caire (Égypte), puis à Alger (qui a également regroupé des candidats dans le court), et la dernière session aura lieu à Marseille, où l’accompagnement se fera jusqu’au bout (écriture, financement, réalisation…).


Hana Menasria
 

 


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