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Culture / Culture

Le podcasteur DZjoker à “Liberté” (Vidéo)

“Pour nos vidéos, on ne touche pas de l’argent de YouTube”

Chemseddine Lamrani, alias DZjoker © Amokrane-Liberté

Le youtuber algérien, Chemseddine Lamrani, alias DZjoker, revient au cours de cet entretien sur son parcours, orné de succès auprès de ses fans. Le podcasteur qui s’engage dans la réalisation de la suite de la sitcom “Imaginiw”, diffusée en ce mois de Ramadhan sur une chaîne de télévision privée, prévoit de se lancer dans une carrière internationale.

Liberté : Comment étaient vos débuts avec la “vidéo” ?
DZjoker : Mon parcours a commencé en 2011, avec une caméra de cinq mégapixels, et que j’avais emprunté de chez un voisin, et au bout de six mois je me suis retrouvé avec six ou sept vidéos. Par la suite, j’ai été contacté par une boîte de communication qui a organisé un concours de prodige pour un opérateur téléphonique. C’est là que j’ai eu la chance d’entrer dans le monde des médias, en étant élu meilleur prodige par le vote du public. Après cette expérience, la même boîte m’a recontacté pour animer la série de Hkaytek Hkaya qui passait sur la chaîne publique algérienne.
L’année d’après (en 2012), j’ai participé à l’écriture de Dar El Bahja, une série réalisée par Djaâfar Gacem. J’ai également continué à faire des podcasts en plus de ma participation à l’écriture de plusieurs scénarios.

Justement, l’année dernière vous avez participé à l’écriture du scénario de la série Achour El Acher…
Djaâfer Gacem avait un concept d’une fiction d’époque ; nous avons alors créé les personnages et les légendes. Dieu merci, ça a bien marché.

Cette année aussi vous avez écrit le scénario de la sitcom “Imaginiw”…
Oui, je l’ai écrit il y a à peu près quatre mois, avec un titre ouvert, qui laisse le champ libre. J’ai choisi le concept de “Imaginiw” (imaginez, ndlr), pour que je sois libre d’attaquer n’importe quel sujet.
En effet, je me suis basé sur cette sitcom, de 15 épisodes, sur les parodies des films, tels que Superman, Dracula, Iron Man et Brave Heart. D’après les échos, elle a eu beaucoup de succès. Normalement, il y aura une suite dans les prochains jours. D’ailleurs c’est le succès de cette sitcom qui m’a poussé à me spécialiser dans la parodie des films.

Il y a des youtubers que vous suivez régulièrement pour vous en inspirer ?
Honnêtement non. Je n’aime pas regarder pour ne pas être influencé, car à force de regarder on peut copier sans nous rendre compte, en fait, c’est pour éviter le plagiat.
Je m’inspire de ce qui se passe au quotidien, comme j’habite à Bab El-Oued je n’ai pas besoin d’aller chercher des idées ailleurs. Toute mon inspiration je la puise dans ce quartier populaire.

Qui s’occupe de vos réseaux sociaux ?
C’est moi. C’est pour être au courant de tout ce qui se passe, et surtout pour être proche des fans, car quand ça nécessite je réponds à leurs messages et commentaires.

Etes-vous rémunéré par YouTube pour vos vidéos ?
Pour être franc, non, on ne touche pas de l’argent. Beaucoup croient le contraire, mais c’est vrai qu’ailleurs à l’étranger ils sont rémunérés. YouTube t’offre pour chaque vidéo qui atteint les 1 million de vue, 60 euros. C’est très peu. C’est un problème d’annonceurs. Quoiqu’en Algérie, ils commencent à s’intéresser, mais leur nombre reste très modeste. En revanche, je gagne mon public, et nous les podcasteurs on travaille tout au long de l’année, contrairement aux comédiens qui travaillent qu’au mois de Ramadhan.

Qu’est-ce que vous conseillerez à un jeune youtuber qui vient de se lancer dans les podcasts ?
Je lui conseille de croire en ses capacités, et de travailler et d’essayer de faire quelque chose de qualité. Essaye de créer un scénario, tout en plaçant des vannes. Je lui conseille aussi d’en parler à ses proches, et passer par la suite à l’étape du tournage. Je ne vous cache pas que ça va être difficile au début, mais commencez d’abord sur YouTube, car la méthode classique est révolue. Et s’ils ont besoin d’autres conseils ils peuvent me contacter par mail.

Que pensez-vous de la communauté DZ sur Facebook ?
Ils sont présents en force, d’ailleurs internet pour les Algériens c’est Facebook. Il permet de créer une vie virtuelle, où vous trouvez des remarques, des encouragements, des critiques pour la vidéo que vous postez. Il y a aussi ceux qui ne ratent pas les petits détails. On trouve de tout sur Facebook, et ce sont les mêmes qu’on retrouve dehors.

Sinon, avez-vous un projet personnel qui vous tient à cœur ?
Je voudrais exister sur la télévision et sur internet tout au long de l’année, pas qu’au mois de ramadhan.  J’envisage aussi de me lancer dans une carrière internationale, où je pourrais proposer des idées et des concepts. C’est un champ ouvert, il faut juste prouver ses capacités, et moi je n’ai pas de limites. Je conseille même les jeunes podcasteurs de faire de même en visant loin.


I. A.

 


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