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A LA UNE / Culture

Mercredis du verbe avec Mustapha Ayad

Présentation du monologue “Rouiched mon père, mon ami”

Le comédien Mustapha Ayad. ©Louhal/Liberté

L’après-midi de mercredi a été marqué par la présentation du monologue “Rouiched mon père, mon ami” du comédien Mustapha Ayad,  sur la scène du Mercredi du verbe qu’anime la poétesse Fouzia Laradi à l’espace Bachir-Mentouri de l’Établissement arts et culture.

À l’ultime coup de Brigadier, le halo de lumière a éclairé l’entrée de Mustapha Ayad durant cet après-midi du 28 février, venu présenter son monologue Rouiched, mon père mon ami sur  la scène du Mercredi du verbe qu’anime la poétesse Fouzia Laradi à l’espace Bachir-Mentouri de l’Établissement arts et culture. Se voulant tout près du “p’tit” peuple, l’acteur  comédien s’est vêtu d’une casquette Gavroche et s’exprimait dans la langue derdja, où ce parler  de tous les jours est accueilli à bras ouverts par l’auditoire et au cœur de l’Algérie profonde. Et plutôt qu’un traditionnel monologue écrit d’une plume trempée dans l’encrier de la moquerie et la caricature, l’acteur a choisi plutôt de causer avec son public. Oui ! Un brin de causette à bâtons rompus et dans l’ambiance bon enfant qu’il y avait jadis à la “Qahwat Châamba” de Bir-Djebah où était né en 1921 son père, le regretté Ahmed Ayad dit Rouiched.
Modeste et en dépit de son talent d’écriture scénaristique, l’orateur se défend d’avoir de la prétention littéraire, si ce n’est de conter l’itinéraire de son père, ce “compagnon”. Au demeurant, l’acte d’écrire n’est qu’un aveu de gratitude du conférencier à l’égard de son “guide” qui lui a permis de s’abreuver à l’abécédaire du quatrième art aux côtés d’inaccessibles stars, dont les regrettés Allel El Mouhib et Mustapha Kateb à qui l’orateur doit son prénom Mustapha. “C’est le journaliste Djamel Bouda qui m’a mis la plume entre les doigts, m’exhortant à l’écriture du parcours de mon père sous le label de Dar El Houda. Tu arriveras ! qu’il me disait. Et, c’est ainsi que j’ai raclé le fond de ma mémoire pour collecter l’amas de souvenirs que j’ai offerts au public, en la forme d’un patrimoine qui est commun à tous les Algériens” a tenu à préciser le tribun. Et, tel le Fantôme de l’opéra, l’ombre de Hassan Terro (Mohamed Lakhdar Hamina 1968) planait au-dessus de l’assistance durant tout le temps qu’a duré le monologue, eu égard à l’évocation d’une succession d’anecdotes mais aussi de mésaventures… du fait que tout n’était pas rose sur les planches du Théâtre national algérien (TNA). “Mon père était préoccupé, voire anxieux de ce qu’il allait advenir de nous, de ces comédiens de la nouvelle vague de l’opéra Mahieddine-Bachtarzi et issus pourtant de l’école de l’art dramatique de Bordj-El-Kiffan, donc férus de la dramaturgie et de l'histoire du Théâtre. L’angoisse de mon père était d’autant justifiée, sinon qu’elle était légitime, eu égard à la précarité sociale dans laquelle s’engluait à l’époque la scène artistique” s’est désolé l’orateur. Autre grief, l’intervenant regrette aussi qu’il n’existe aucune infrastructure culturelle qui soit baptisée du nom de Rouiched, si ce n’est l’ancienne salle Le Royal d’Hussein-Dey qui est fermée parce qu’elle menace ruine… C’en est donc fini de l’idée généreuse de l’ancien Gouverneur du Grand Alger (GGA) qui n’a pas fait tache d’huile, déplore l’orateur. Mais qu’à cela ne tienne, Rouiched tout comme la pléïade d’artistes de la pièce théâtrale El bouaboune (Les concierges de Rouiched en 1970), nos chers disparus vivront dans les cœurs de leurs fans.  

Louhal Nourreddine


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