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Culture / Culture

Département de langue et culture amazighes de l’Université de Batna

Prochain lancement des formations doctorales

L’université Hadj-Lakhdar de Batna a abrité dernièrement la première soutenance du mémoire master en langue et culture amazighes. À cette occasion, les étudiants du département de la culture et langue amazighes ainsi que les responsables des autres départements et instituts étaient présents pour cette première. D’ailleurs, l’ensemble des invités partageaient la satisfaction et la joie pour cet accomplissement envers la langue, l’identité et la culture amazighes.
En effet, après l’ouverture du département de la langue et culture amazighes à l’université de Batna, il y a cinq ans, ce département est passé par plusieurs étapes aussi bien positives que négatives. Mais l’engagement des militants démocrates et des institutions, à l’exemple des responsables de l’université, et l’apport du Haut-commissariat à l’amazighité (HCA) ont joué un rôle prépondérant dans son évolution. Depuis, le département connaît une affluence des plus importantes dans tout l’est du pays. D’ailleurs, beaucoup d’étudiants ne sont pas berbérophones (non locuteurs) et la demande sociale d’inscription ne fléchit pas. “De la revendication militante, on est passé à la pédagogie”, nous a informé M. Nehali, chef du département. Et d’ajouter : “Les Aurès est un terrain de travail amplement favorable, grâce à ses variantes et ses nuances. C’est un territoire vaste où il est possible de faire du travail de recherche comme l’exige la science.” Tout en indiquant que “les Aurès sont mitoyens d’autres zones amazighes, ils influencent et se font influencer au contact avec la Kabylie et le Sud où l’on parle encore berbère. D’ailleurs, beaucoup de travail attend nos étudiants pour les prochaines années”. D’une filière à un département, l’encadrement des étudiants n’a pas cessé de se garnir, alors que les enseignants viennent d’autres régions du pays pour donner des cours dans les différentes matières. Aussi, la contribution des responsables n’est pas à négliger à l’exemple du doyen de l’université de Batna 1, M. Dhif, mais aussi celui des enseignants qui étaient présents tout au début de l’aventure. Pour rappel, l’organisation de colloques, la participation à des journées sur la traduction, le travail de terrain et reportage, colloques sur la toponymie… toutes ces activités initiées par le HCA étaient pour beaucoup un baptême du feu et une prise de conscience sur la richesse de la langue et culture amazighes.
Aujourd’hui, le département compte 1400 étudiants en licence linguistique et dialectologie pour le master (anthropologie du patrimoine et de la culture amazighes). D’ailleurs, les responsables du département ont obtenu l’accord de principe pour une formation doctorale en langue et civilisation amazighes.


H. TAYAB


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