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Culture / Culture

Réalisé par des élèves du CEM des martyrs “Querqac”

Projection du long métrage “Tamsefrut” à Tizi Ouzou

Cette fiction en tamazight Énigme, réalisée dans le cadre des activités de fin d’année, a vu la participation de 250 élèves du collège Querqache.

La grande salle de la maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou a abrité samedi après-midi une projection exceptionnelle,  puisqu’il s’agit d’un long-métrage en tamazight intitulé Tamsefrut, “Énigme”. Ce film a été réalisé dans le cadre des activités de fin d’année,  à l’initiative des enseignantes en langue amazighe du CEM Querqache de Tizi Ouzou et produit par le producteur Djoudar Hocine.
Cette œuvre à laquelle ont participé plus de 250 élèves du collège, est tirée du manuel scolaire de la deuxième année secondaire, a expliqué l’une des enseignantes en tamazight du CEM. La trame revient sur un homme riche nommé Mazigh, qui a décidé d’épouser une fille issue d’une modeste famille mais dont la force du verbe témoigne d’une personnalité et d’une sagesse inouïes.  Mazigh ne voulait se marier qu’avec une femme qui réponde seulement à ses critères : sagesse, beauté, noblesse. Alors, il décida de créer des concours de devinettes. “Un jour, un vieil homme nommé Dda Meziane a répondu avec aisance à ces énigmes. Mazigh est si étonné qu’il lui proposa une autre devinette mais sans réponse. Il comprit aussitôt qu’il n’était pas l’auteur de la première réponse. Alors il décida de l’accompagner chez lui. Et c’est là, qu’il découvrit la fille du vieux, nommée Mazgha, belle, très cultivée et très sage. Elle répondit avec facilité  à toutes les devinettes de Mazigh”, lit-on dans le synopsis du film.
Pour le producteur Djoudar Hocine, il soulignera que “réaliser un tel travail avec des élèves n’était pas chose aisée mais cela relève d’une grande expérience pour eux et aussi pour moi en tant que producteur. Car cela soulève encore la question de la place des arts en général, et du cinéma en particulier, dans le milieu scolaire”. Et d’ajouter : “Ces élèves ont réussi et joué leur rôle comme des vedettes. Ils ont parfaitement adhéré au jeu durant les huit mois de tournage. Nous avons eu des difficultés, certes, à les encadrer face à la caméra mais nous avons pu, avec leur dévouement, celui de leurs enseignants et de leurs parents, relever le  défi.”
À l’issue de la projection, l’inspecteur de l’éducation en tamazight, Abdellah Arkoub, a salué le travail initié par ces enseignantes car c’est “un travail d’approche actionnelle chez les élèves” qu’il faut encourager.
D’ailleurs, il a lancé un appel aux directeurs d’écoles pour entreprendre ce genre d’initatives. Quant à l’assistance composée de la famille éducative de l’établissement ainsi que leurs camarades et parents, elle était totalement subjuguée par la qualité du jeu de ces jeunes comédiens en herbe.


K. Tighilt


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