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Culture / Culture

Association “Un livre, une vie”

“Promouvoir la lecture et cultiver la paix entre les peuples”

© D.R

Lancée et présidée par Assia Yacine, cette association se veut une “aide à la création et à la gestion des bibliothèques en Algérie”.

En ces temps pandémiques durs et pénibles à tous les niveaux – tous secteurs confondus –, il n’en demeure pas moins que le secteur culturel, et plus précisément le livre et la lecture, vit une tragédie indescriptible. Déjà fragile bien avant cette crise sanitaire, voilà que le livre patine, pour ne pas dire agonise, en l’absence de tout geste bienfaiteur ou soubresaut salvateur, si ce n’est quelques initiatives individuelles lancées par certains maillons pour “se sauver” de la ruine. Mais, au milieu de ce marasme, il est bon de rappeler une belle initiative qui est née voilà déjà de nombreuses années et qui continue encore aujourd’hui à aider le livre et à promouvoir la lecture malgré les difficultés et les entraves du moment. Il s’agit de l’association Un livre, une vie, lancée et présidée par Assia Yacine, une bénévole passionnée du livre, native de Tigzirt, installée aujourd’hui à Chenove, près de Dijon, en France. Toujours fidèle à sa région natale, elle active sans relâche pour l’épanouissement des enfants, citoyens de demain. 

Ayant pour slogan “La bibliothèque publique est une force vivante au service de l’éducation, de la culture et de l’information et un moyen essentiel d’élever dans les esprits les défenses de la paix et de contribuer au progrès spirituel de l’humanité”, puisé du manifeste de l’Unesco, cette association se voudrait une “aide à la création et à la gestion des bibliothèques en Algérie”, en cherchant à “promouvoir la lecture, partager le savoir, faire découvrir la culture algérienne en France, s’enrichir les uns les autres, lever les préjugés et cultiver la paix et la solidarité entre les peuples”. Et tout cela peut se faire, comme le démontre si fortement Assia Yacine, à travers le livre et la lecture en multipliant l’ouverture de petites bibliothèques municipales – ou de proximité –, comme ce fut le cas d’abord dans la commune de Tigzirt, puis par la suite un peu partout dans les environs, et même plus loin, si la demande se fait sentir. 

Il est ainsi question de collecter près de 3 000 livres par an, provenant de bibliothèques ou de dons de particuliers, de les préparer à une seconde vie en les mettant sous colis et en les expédiant aux membres de cette association établis en Algérie qui, eux, veilleront à les acheminer vers les petites bibliothèques créées à cet effet et dans le but de donner aux habitants, jeunes et moins jeunes, un lieu de lecture et de découverte de l’Autre et de mondes nouveaux. Cette année, bien que la pandémie ait freiné cet élan de solidarité venant de l’extérieur en raison de la fermeture des frontières et autres obstacles, Un livre, un jour n’a pas baissé les bras et a contourné cette situation en restant sur sa lancée par l’acquisition d’ouvrages de production nationale à destination de 12 nouvelles bibliothèques, alliant ainsi deux objectifs : aider la profession et achalander les étagères de ces nouvelles structures du savoir. 

Des acquisitions locales que cette association a d’ailleurs pour habitude de faire lors du Salon du livre de Boudjima, dont elle est partenaire, un salon dynamique et annuellement attendu par la corporation, qui n’a pas eu lieu cette année, tout comme beaucoup d’autres rendez-vous livresques qui étaient une petite bouffée d’oxygène qu’on n’a plus le droit de respirer aujourd’hui…

Samira Bendris-Oulebsir


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