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Culture / Culture

Le texte est paru dernièrement aux éditions El-Kalima

Publication inédite du “Vœu de la septième lune” de Mohammed Dib

© D. R.

Ce texte inédit, conservé jusque-là “dans une caisse en bois contenant un grand nombre d’inédits”, a été publié dernièrement aux éditions El-Kalima grâce à la collaboration de la femme de l’écrivain, Collette Dib, et de ses ayants droit.

C’est là une véritable découverte que nous font partager les éditions El-Kalima dans la collection Petits Inédits maghrébins et l’enseignant-chercheur Hervé Sanson, à travers la publication inédite de la pièce Le Vœu de la septième lune, conservée jusque-là au domicile de l’écrivain.

Ce texte inédit, conservé jusque-là au “domicile de l’écrivain dans une caisse en bois contenant un grand nombre d’inédits”, a été publié grâce à la collaboration de la femme de l’écrivain, Collette Dib, et de ses ayants droit, favorisant de ce fait sa documentation, une meilleure appréhension de l’œuvre de ce pilier de la littérature et une approche plus exhaustive de l’étude de ses écrits. Sanson explique dans la préface précédant la pièce que Dib portait un grand intérêt pour le fonds culturel d’autres civilisations, particulièrement celui de Chine, et ce, bien avant “la composition de la trilogie nordique”.

Mais pourquoi donc l’auteur de La Grande Maison se serait-il inspiré d’un patrimoine littéraire, qui est, au premier abord, bien différent du nôtre ? En premier lieu, Sanson soutient que c’est sous l’influence de l’Allemand Berlot Brecht que Dib et bien d’autres dramaturges issus des pays en voie de décolonisation commencent à s’inspirer de la culture de l’Empire du milieu. Brecht ayant à son compte plusieurs pièces d’inspiration chinoise, tels, poursuit le préfacier, Le Cercle de craie caucasien ou La Bonne Âme du Se-Tchouan.

Par ailleurs, Sanson avance l’hypothèse d’une première lecture en anglais de l’œuvre originale de Hong Sheng, Le Palais de l’éternelle jeunesse, traduite en 1955 par Yang Xianyi et Gladys Yang. En effet, en parfait angliciste qu’était Mohammed Dib, la pièce ne fut pas découverte dans sa version française, mais bien dans la langue de Shakespeare. Sur le plan littéraire, le texte de Hong Sheng renfermait deux noyaux centraux que sont la passion amoureuse et l’oppression des classes les plus défavorisées. 

Ceux-ci rejoignent finalement l’écriture de Dib, qui essayera durant sa longue carrière littéraire de les “déployer tout au long de sa création”. Sa réadaptation garde le substrat historique et social, mais le romancier, observe Sanson, “resserre l’action dramatique, supprime toute référence mythologique ou surnaturelle et épure le canevas de l’œuvre, réduisant considérablement le nombre de personnages”.

Puis resurgit le thème de la déraison, redondant chez Dib, à travers le basculement dans la folie de l’Empereur qui perd son amante. “Amour et folie : l’on reconnaît ici une association fréquente dans l’œuvre dibienne, que ce soit le couple Habel-Lily, Ed-Aëlle, Solh-Faïna, ou bien encore les déclinaisons de l’amour-passion que l’œuvre poétique de Dib institue.”
 

Yasmine AZZOUZ

 

 

 


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