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Culture / Culture

Première représentation de “loundjazaïr” à la salle Ibn Zeydoun

Quand les musiques lounge et traditionnelle fusionnent

Les chanteuses et musiciens de “Lound’jazaïr” à l’Oref. © D.R.

La salle Ibn Zeydoun de l’Office Riadh El-Feth a abrité, vendredi, “Lound’jazaïr”, un spectacle chantant et dansant inédit, où la musique lounge, le qsentini, le kabyle, le assimi et diwane ont fusionné durant près de trois heures. Mouloud Oubraham, initiateur de ce projet, a voulu conjuguer les spécificités de chacune de ces musiques pour créer au final un produit unique, où modernité et tradition se rejoignent. “J’ai opté pour la lounge music parce que c’est une musique apaisante et réconfortante”, nous a-t-il expliqué. Et de poursuivre : “J’ai aussi voulu y incorporer des chants de notre terroir. L’idée est de parler de l’Algérie du côté artistique, que ce soit par la musique, la danse ou la projection de monuments en arrière-plan. C’est un hommage également à tous nos chanteurs.”
Le concert a reposé sur les épaules des deux talentueuses interprètes que sont Salima Guerfi Guechoud et l’Algéro-Argentine Salima Muniz, qui ont revisité, de leurs voix aussi puissantes qu’apaisantes, notre patrimoine musical. De Constantine, ses ponts suspendus, sa qatifa et son malouf ; de la Kabylie, ses paysages qui défilaient en arrière-plan, sa danse et ses chansons poétiques, en passant par le Sahara et sa beauté. À la fin de chaque passage dédié à une région, des danseurs vêtus des costumes traditionnels de ladite région exécutaient une danse, sous les applaudissements, les youyous et les flashs des téléphones, devenus d’ailleurs trop encombrants pour les spectateurs assis à l’arrière de la salle. Ya errayeh de Dahmane El-Harrachi, El-maqnin ezzine de Boudjemâa El-Anqis, Ssendou d’Idir étaient les quelques titres repris par le duo féminin, qui comme le yin et le yang se complétaient par le timbre de leur voix. Si Salima Muniz maîtrisait plus le côté lounge de la soirée, la fille des Aurès, Nadia Guerfi Guedouche, s’illustrait, elle, dans la musique du terroir à qui elle rendra hommage, notamment le répertoire chaoui.
Cette première représentation, qui a pâti d’un manque de communication s’agissant de l’horaire de son lancement, mérite néanmoins un encouragement et un soutien, compte tenu qu’elle remet au goût du jour notre patrimoine musical. À ce propos, M. Oubraham lance un appel au ministère de la Culture, afin de “déployer” son spectacle à travers le territoire national.


Yasmine Azzouz

 


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