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Culture / Culture

Parution du “SENTIER DES PLAIES” chez Tafat

Rabah Bedhouche, le voile au-dessus de son âme

Bien qu’il soit un jeune de son temps, de son territoire, la Kabylie maritime, cap Aokas plus précisément, on peut aisément l’imaginer au festival de Woodstock en 1969. L’un des plus grands moments de l'histoire de la musique populaire. C’est un poète-né, en témoigne sa première projection poétique, Le sentier des plaies, paru au premier semestre 2018 chez Tafat éditions, mais également un musicien qui est tout aussi à l’aise sur scène. D’où ce look particulier qui lui fait traverser allègrement les décennies.
Cependant, ce troubadour des temps modernes, qui met ses poèmes en chanson, était un étudiant appliqué et studieux. Il est titulaire d’un master en communication et voudrait exercer le métier de journaliste. Ceci pour dire qu’il a la tête sur les épaules même s’il est souvent en quête d’une rime, de sa muse, son inspiratrice, un stylo à la main. L’un de ses anciens enseignants de TD dira de lui : “C’est un étudiant qui ne laisse pas indifférent, surtout lorsqu’il s’agit de débattre d’une idée. Il était un peu philosophe. Et il cherchait toujours la contradiction. D’ailleurs, il était la hantise de ses camarades qui ont des exposés à présenter. Il avait la fâcheuse habitude de relancer toujours le débat.”
S’il entame son recueil par “Ce fou désir…”, il le clôture par “l’exode”, devenu le but à atteindre, inévitable pour des jeunes sans horizon dans cette Algérie sclérosée, en passant par Un certain mercredi, Fille du quartier ou La tragédie de la plume ou encore Aokas, la station balnéaire, qui l’a vu naître dans l’un des bourgs haut perchés.
Même si le départ est explicite, le jeune poète déclame son amour pour cette Algérie qui condamne ses enfants à la quitter, à la fuir. C’est d’ailleurs l’un des poèmes, les plus marquants assurément, de tout le recueil de poésie, Algérie mon seul toit. Le poète de 25 ans y développe d’emblée que sous son soleil, algérien s’entend, il affirme haut et fort y “découvrir son existence” au point de réclamer, plus loin, cette “Algérie plongée dans un chaos absolu par ses lâches…”.
Et sur sa lancée, il écrit : “Lorsque la vague dessine l’espoir, le départ négocié sans retour ! Le regard est déchiré d’un silence. Qui s’amuse avec cette douleur. Celle qui appelle à la décadence. La sagesse ne trouve pas quoi dire ! Ainsi règne ce monde sans clémence. Quitte à détruire ce château bâti en sentence. Le chemin vers la paix… reste à parcourir… Son soleil consomme cette soif de la découvrir.”

M. OUYOUGOUTE


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