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Culture / Culture

M’hamed Issiakhem et Mohammed Khedda

Regards croisés sur deux artistes emblématiques

© D. R.

Comment interpréter les symboles identitaires dans l’œuvre artistique de M’hamed Issiakhem et Mohammed Khedda ? C’est à cette interrogation que l’universitaire Miloud Chennoufi a tenté de répondre, jeudi, lors d’une conférence organisée par le Festival culturel nord-africain à Montréal. Issiakhem, Khedda, mais aussi Baya et Mesli constituent une génération exceptionnelle qui a su faire naître l’art plastique algérien dans la modernité, a estimé d’emblée Dr Chennoufi. Celui-ci n’a pas manqué de relever la puissance esthétique de l’œuvre flamboyante de cette génération.

C’est en rompant avec les clichés de l’orientalisme que Issiakhem et ses confrères ont entamé une démarche de renouveau. Cette démarche artistique s’articule sur la technique de déconstruction et reconstruction du passé dans un élan esthétique remarquable, a ajouté l’intervenant. Chennoufi a abordé le travail de ces artistes sous le prisme de l’identité. À ce propos, le conférencier a mentionné trois repères identitaires sur lesquels se sont appuyés ces artistes peintres pour donner corps au corpus artistique plastique algérien. Il y a d’abord l’héritage préhistorique avec les peintures rupestres,ensuite l’héritage berbère qui se décline par les décorations murales et, enfin, l’héritage islamique avec notamment la calligraphie, la céramique et la mosaïque. Miloud Chennoufi s’est attelé, lors de son intervention, à analyser ces héritages qui ont servi d’appui à des tableaux, aujourd’hui, passés à la postérité. Selon M. Chennoufi, la femme est systématiquement représentée dans l’œuvre de l’artiste Baya Mahieddine qui, faut-il le rappeler, avait travaillé avec Picasso. Chez Issiakhem aussi, la femme est omniprésente. L’absence de relation avec la mère a sans doute impacté cette présence de portrait des femmes dans les tableaux d’Issiakhem. Et le plus emblématique reste le tableau Femme sur poème de 1985, mixant le coup de pinceau de l’artiste plasticien et la rime de Kateb Yacine.

Mohammed Khedda a également son œuvre traversée par des symboles identitaires, comme les signes linguistiques. “Mais, on ne doit pas oublier aussi le côté figuratif de l’artiste”, a prévenu M. Chennoufi qui est revenu sur le travail de ChoukriMesli basé, a-t-il dit, sur l’héritage de l’enluminure, le tatouage, les symboles de tifinagh et les couleurs vives.
 

Yahia Arkat 


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