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Culture / Culture

Il reviendra sur la place du photographe dans un “moment historique” d’un pays

Rencontre avec Ammar Bouras à Alger

La librairie “L’Arbre à dires” abritera aujourd’hui, à 15h, une rencontre avec Ammar Bouras, plasticien et photographe, qui vient de publier aux éditions Barzakh, le beau livre de clichés en noir et blanc 1990-1995 — Algérie, chronique photographique. Dans le communiqué adressé à notre rédaction, il est mentionné : “De 1990 à 1995, Ammar Bouras a saisi, à Alger surtout, le quotidien de ces années-là : manifestations, marches, grèves, conférences de rédaction, mais aussi rencontres sportives, défilés de mode, cours de danse, fêtes aux Beaux-arts – le bruit et la fureur de l’époque”. D’ailleurs, dans sa préface l’historien Malika Rahal écrit : “Ce qui frappe dans les photographies, c’est l’ébullition et l’omniprésence des corps dans la rue. (…) Ordonnée ou joyeuse, en deuil lors d’un enterrement, en colère, la foule est partout. C’est un temps de l’engagement des corps”. À  propos de cette rencontre, les organisateurs indiquent dans le communiqué : “Comment ne pas être saisi, alors, par la résonance entre les photos argentiques, en noir et blanc, de Bouras et celles qui, depuis le 22 février, numériques et en couleur cette fois, rendent compte, de manière profuse, débridée et éblouissante, des manifestations dans le pays ?”. “Tout en se gardant de céder aux raccourcis, car les contextes et les acteurs sont radicalement différents – sans l'être tout à fait pourtant…”. Dans le même sillage, il est indiqué : “Nous voulons faire de cette rencontre bien plus qu’une causerie littéraire. Les photos de Bouras ont fixé et documenté un temps objectivement révolu. Ce temps fait-il figure de passé – en tant que réservoir de références identitaires et symboliques – pour ceux qui ne l’ont pas connu ?”. Tout en s’interrogeant : “Quelle mémoire visuelle a-t-on des années 1990 ? Quelle place le photographe occupe-t-il dans un moment historique?”. Pour trouver des réponses à ces questionnements, le rendez-vous est pris pour ce samedi à 15h, à l’immeuble 48, Sidi Yahia (Alger).                                   

R. C.


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