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Culture / Culture

Rencontre autour du Roi Massinissa à l’Agora du livre (Alger)

Retour sur l’âge d’or de la Numidie

La conférencière Cherifa Bilek. © D. R. 

L’Agora du livre de la librairie Mediabook a accueilli, mardi, Cherifa Bilek, archéologue de formation et cadre du Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA), et Boudjemâa Azziri, directeur de la recherche et de l’enseignement au même organisme. Massinissa, le roi numide qui a accédé au trône en 204 av. J.-C., était au cœur de cette rencontre autour de l’histoire de l’Algérie, du Maghreb et au-delà. 

À partir des actes d’un colloque international organisé en 2014 par le HCA sur le fils du roi Gaïa (238-148 AJC), intitulé “Massinissa, au cœur de la consécration du premier État numide”, les intervenants ont relevé son apport dans les domaines politique, militaire, économique, social et culturel. Dans un contexte où deux grandes puissances guerroyaient “pour le contrôle des terres africaines et les pourtours du bassin méditerranéen”, le futur roi numide “entre en scène pour apporter son aide à son père Gaïa, allié de Carthage contre les Romains”. Massinissa se rend alors en Hispanie pour se battre aux côtés des Carthaginois. 
Après cette alliance, Carthage lui promet la fille d’Hasdrubal, Sophonisbe. En 206 av. J.-C., les jeux d’alliance feront que “Massinissa s’est rallié à Scipion l’Africain, parce que Syphax s’était rallié à Carthage”, dira Cherifa Bilek. Ce dernier commençait à devenir très puissant, au point de vouloir négocier la paix entre Romains et Carthaginois. Il épousera Sophonisbe, promise dans un premier temps à Massinissa, qui change d’alliance pour se ranger du côté des Romains. Par ailleurs, le point qui a été souligné lors de cette rencontre était l’importance donnée sous l’ère de Massinissa aux arts, à la culture, à l’économie et même à l’agriculture, qui a eu fort à faire aussi pour réaliser l’union de la grande Numidie, allant de l’ouest à l’extrême est de la Tunisie. “Il a bâti une armée, frappé une monnaie nationale, entretenu une flotte, encouragé la culture, et était ouvert aux différentes confessions. Sous son ère aussi, tamazight cohabitait avec le latin et l’hellénistique”. 
S’agissant du rôle de l’université dans la mise en avant de ce pan de notre histoire, la chercheuse remarque une recrudescence des travaux sur les rois numides, “après une période où l’amazighité était taboue, censurée, non approchée et non étudiée”, a-t-elle expliqué. 
Et de reprendre : “Peut-être que ça a changé maintenant, mais je me rappelle d’une époque où les étudiants ne pouvaient même pas proposer des sujets de mémoire de licence ou de doctorat. On orientait toujours l’étudiant vers d’autres axes de recherche pour ne pas faire de vague.” 


Yasmine Azzouz


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