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Culture / Culture

Projection du doc ‘‘Sur les traces des camps de regroupement’’ de Saïd Oulmi

Retour sur les déportés algériens durant la guerre

© D. R.

Le film documentaire Sur les traces des camps de regroupement ou El mouhtachadate du cinéaste Saïd Oulmi a atterri à Aïn Témouchent en cette période estivale. Sa projection a eu lieu mardi à la maison de la Culture de la wilaya et ce, en présence d’un public composé en majorité de la famille révolutionnaire, des autorités locales et de quelques citoyens assoiffés des salles sombres et du grand écran. Produit par le ministère de la Culture et d’une durée de 74 minutes, ce film relate l’histoire des camps de regroupement et des conditions dramatiques et inhumaines dans lesquelles vivaient environ 40% d’Algériens soit plus de 3 millions d’habitants algériens. Au lendemain du déclenchement de la révolution pour l’indépendance du pays, les autorités coloniales françaises ont procédé au transfert et à la déportation de ces millions d’Algériens dans le but d’isoler l’Armée de libération nationale (ALN) et la création des zones interdites avec l’instauration de centaines de camps de regroupement à travers tout le territoire national. Le film a mis en exergue le puissant lien qui existait entre le peuple et son armée, l’ALN et ce, en dépit des menaces et des tortures dont les conséquences dramatiques pesaient sur le quotidien du peuple. À ce titre, Saïd Oulmi a souligné que ‘‘ce documentaire essaie de raconter ce pan de l’histoire de la guerre de libération du pays et qu’une frange de la population ignore certainement. Nous avons tenté à travers l’image, les témoignages vivants, les documents, les photographies de prouver toutes les formes de répression’’. Un travail qui a nécessité beaucoup d’efforts avec des séquences filmées en Algérie dans quatre régions du territoire national dont les Aurès à l’est, qui ont connu l’un des premiers campements, Bouira au centre, Sidi Bel-Abbès à l’ouest et El-Bayadh à la porte du Sud, a indiqué le réalisateur.  Et d’ajouter en plus des témoignages vivants auprès des chercheurs et historiens français et autres témoins français qui ont vécu cette période. Le réalisateur a fait un véritable travail de recherche et de recueil de témoignages auprès des citoyens algériens ayant vécu dans ces camps de regroupement. Pour rappel, Saïd Oulmi est allé aussi à la rencontre d’anciens soldats qui ont effectué leur service militaire en cette période douloureuse.
Une base de données à laquelle les chercheurs académiques devront s’intéresser dans le cadre de l’écriture de l’histoire, comme souhaité par le réalisateur.


M. LARADJ


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