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Culture / Actualités

Ahmed Bedjaoui était l’invité du palais des Raïs

Rétrospective d’un demi-siècle de cinéma

© D.R.

L’auteur et critique Ahmed Bedjaoui a animé samedi au Bastion 23 (Alger) une rencontre autour de son dernier ouvrage “Le cinéma à son âge d’or – Cinquante ans d’écriture au service du septième art”, paru récemment aux éditions Chihab.

Le palais des Raïs n’était pas assez grand à l’accueil de la “diafa” (visite) de la corporation du 7e art, mais aussi des fans venus se ressourcer à la source de “l’âge d’or du cinéma” qu’Ahmed Bedjaoui a accumulé durant “cinquante ans d’écriture”. Une belle séance ciné modérée ce samedi 2 février par notre consœur Saïda Kernoug, où l’auditoire se serait cru sur le plateau de l’émission hebdomadaire “Télé-ciné Club” que réalisait feu Hadj Rahim (1934-2017) et qu’animait de 1969 à 1989 l’auteur de la thèse sur l’écrivain américain Francis Scott Key Fitzgerald (1896-1940). Et si l’on y prête l’oreille, on aurait apprécié la musique de l’auteur-compositeur Ahcène Lamine Bechichi qu’interprétait l’orchestre du défunt Boudjemia Merzak lorsqu’il accompagnait le générique de l’émission fétiche “Télé-ciné Club” à l’ère du noir et blanc. Prédestiné qu’il éclaire l’écran, le journaliste de la rubrique cinéma, télévision et radio à El Moudjahid, Ahmed Bedjaoui animait dès ses 15 ans le ciné-club du collège de Slane et du cinéma “Lux” à Tlemcen. Autre signe prémonitoire, Alger Républicain a publié sa première critique en 1963 alors qu’il chauffait les bancs du lycée Pasteur d’Oran. Et d’“El Bahia”, Ahmed Bedjaoui a pris son bâton de pèlerin vers l’Institut des hautes études cinématographiques de Paris (IDHEC créé en 1943), l’actuel Fémis (École nationale supérieure des métiers de l'image et du son). Dans sa “chambre noire”, il n’avait que l’esthétique qu’il a tétée dans les salles de la “Radieuse”, dont le “Miramar” et le “Régent” (l’actuel le Maghreb). C’est dire qu’au lieu qu’il fasse des pieds et des mains pour être dans le cinéma, au contraire, le responsable des archives de la Cinémathèque algérienne de 1966 à 1971 s’est résolument lié les pieds et les mains à la pellicule. Autant dire qu’il y a eu du monde sur l’itinéraire d’Ahmed Bedjaoui, dont le journaliste-historien du cinéma, Guy Hennebelle, qui signait sous le pseudonyme de Hakim Chergui (1941-2003) et qui était aussi le fondateur de la revue CinémAction avec son épouse Monique Martineau. “C’était du temps où l’Algérie s’enorgueillit d’un patrimoine de plus de 400 salles et de l’engouement d’un public dit “q’bih” (connaisseur) lors des débats chaude passion à la Cinémathèque d’Alger si chargée d’anecdotes. C’en était ainsi d’Alger et jusqu’à l’arrière-pays, d’où qu’il est aisé d’évoquer la dimension de la page cinéma dans l’unique quotidien édité en Algérie”, a confié le conférencier. De la même manière qu’une “qaâda”, l’auditoire se serait cru dans un cinoche au-dessus duquel il y avait l’ombre du duo Mahieddine Moussaoui et Ahmed Hocine à qui l’on doit la création de la Cinémathèque d’Alger en 1964 à la rue Larbi-Ben M’hidi. À ce propos, l’orateur a eu cet élan pour “Cinémas de femmes, Femmes au cinéma” qu’il a consacré aux combattantes de “Barberousse” de Hadj Rahim ainsi que cette pieuse pensée à la dame Fatima-Zohra Imalayène dite Assia Djebar (1936-2015) et de l’ignoble jeu de coulisses en vue de faire taire d’une manière peu chevaleresque La Nouba des femmes du Mont Chenoua (1978). Une lueur d’optimisme toutefois, le tribun ne désespère pas qu’un jour ou l’autre le bouquet d’enseignes de nos salles de cinéma scintillera à nouveau sur la vie culturelle. “Et pour peu qu’on lui permette l’accès dans les salles de cinéma qu’il n’aurait jamais dû perdre, l’engouement du cinéphile y est intact, eu égard à sa fidélité lors des rendez-vous des divers festivals nationaux de cinéma”, a conclu le conférencier. Donc autant élire au statut d’un livre de chevet l’ouvrage d’Ahmed Bedjaoui, où vous saurez tout sur le cinéma qu’il a compartimenté en 7 parties.


Louhal Nourreddine

 Le cinéma à son âge d’or – Cinquante ans d’écriture au service du septième art, d’Ahmed Bedjaoui, éditions Chihab, 273 pages - 1000 DA.


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