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Culture / Culture

La collection est composée de 45 000 timbres

Saïd Ouzhène, un philatéliste hors du commun

À chacun sa passion. Saïd Ouzhène, ce natif des Ouadhias, a choisi la sienne. Dans son village, on l’appelle “Monsieur-Timbre”. C’est au milieu des années 1970 qu’il commença à collectionner ces petites images pour en faire, après quarante ans de labeur et de passion, “un trésor” qui ne le quitte pas. C’est un philatéliste hors du commun.
Quand il déploie sa belle collection qui avoisine les 45 000 timbres, c’est toute l’histoire de la philatélie qu’il fait défiler devant ses admirateurs.   “Mon frère avait commencé à collectionner les premiers timbres, puis il a abandonné. Alors j’ai décidé à mon tour de continuer sur cette voie. Peu de collectionneurs ont dans leur escarcelle un nombre aussi important de timbres”, nous confie notre interlocuteur, rencontré à l'école des Frères-Tifrani aux Ouadhias (30 km au sud de Tizi Ouzou), à l'occasion de la 4e édition de la robe d'Iwadiyen.
À chaque fois que l’occasion lui est donnée, il tente d’expliquer que la philatélie est un art, mais les responsables de la culture ne l’entendent pas de cette oreille, lui répondant que cela n’étant pas une création personnelle si bien que les espaces d’exposition sollicités ne lui sont pas toujours accordés. Saïd Ouzhène peut rester une journée entière à raconter sa rencontre avec son “violon d’Ingres” relatant aussi bien des évènements historiques nationaux que des évènements contemporains depuis l’occupation française jusqu’à l’indépendance du pays.
Pour lui, collectionner ces timbres a une grande signification. “En exposant au public ces timbres, cela   permettra d’ancrer dans l’esprit des uns et des autres certaines dates qui, d’une part, ont marqué l’histoire en marche et, d’autre part, dévoiler à travers ces petites figurines les découvertes réalisées à travers le temps et l’histoire des grands hommes et des grandes découvertes immortalisées par toutes ces effigies. Et c’est surtout ces belles images des villes d’Algérie et des figures emblématiques qui ont fait l’histoire de notre pays et du monde entier, c’est ce qui est fascinant dans la philatélie”, estime ce collectionneur.
Bien qu’aujourd’hui les nouvelles technologies aient remplacé les lettres d’antan affranchies de timbres, il ne se lasse jamais de fouiner partout pour enrichir davantage cette collection qui lui colle à la peau. Par ailleurs, ce philatéliste s’intéresse aussi à la carte postale. Dans ce domaine, il voit que ces cartes représentant les grandes villes du monde relèvent d’une autre passion à laquelle il s’adonne depuis longtemps. “Dda Saïd” est aussi un grand adepte de billets de banque et de pièces de monnaie. D'ailleurs, il nous montra ce billet, un peu froissé, de 5 francs émis le 17 juillet 1917, mais bien protégé dans une pochette, puis un billet de 50 DA émis en 1977 et d'autres pièces de valeur inestimable. “Étant retraité, j’ai beaucoup plus de temps à accorder à mes passions. J’invite tous ceux qui ont gardé des timbres ou qui reçoivent encore du courrier à me contacter pour enrichir cette collection, mais je tiens à préciser que je ne vends aucune pièce de mon trésor, et ce, pour tout l'or du monde, parce que chacune d'elle est une partie de moi-même”, conclut notre philatéliste.


O. Ghilès


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