Scroll To Top
FLASH
  • L'Algérie a enregistré 219 nouveaux cas de coronavirus (Covid-19) et 5 décès durant les dernières 24 heures
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

Culture / Culture

Il est l’auteur de deux ouvrages sur la guerre de libération

Salah Cheurfi, un fidaï si discret

L’auteur Salah Cheurfi. © Archives. Liberté

Il est parfois de ces heureux hasards qui vous font rencontrer, au gré d’une sortie, des personnages passionnants et passionnés que vous ne pouvez ignorer. Salah Cheurfi fait partie de ces gens passionnants car ils ont beaucoup de choses à dire, et passionnés car l’histoire de leur pays est ancrée en eux et ils veulent la partager avec les autres, surtout avec la jeune génération, pour “la mémoire”, nous dira-t-il si humblement. 

Cette rencontre fortuite nous apprend qu’en plus d’avoir été moudjahid hier, il est aujourd’hui auteur de deux ouvrages qu’il tentait ardemment de placer dans une librairie. Il s’agit de Mémoires de fidaï (2018) et Nos condamnés à mort – Chouhada (2019), parus aux éditions Enag, car, nous avouera-t-il, peiné : “Je ne trouve pas mes livres dans les librairies, il y a un réel problème de distribution.” Natif de Sétif en 1933, Salah Cheurfi a milité aux côtés de ses frères d’armes et adhéré au combat libérateur de la Révolution de Novembre 54 contre le colonialisme français qui sévissait sur le territoire algérien.

Déjà en 1950, il prend part à la création d’une cellule de militants PPA/MTLD au centre de formation professionnelle d’Oued Aïssi (Tizi Ouzou). Fidaï à Sétif en 1955, il y est emprisonné le 21 mai 1956 et condamné à mort le 24 septembre de la même année à Constantine, puis gracié. Sa peine sera commuée en perpétuité. Il raconte tous les détails et bien d’autres rappels des événements historiques de la Glorieuse Révolution dans son premier ouvrage intitulé Mémoires de fidaï dans lequel, comme son titre l’indique, notre valeureux moudjahid raconte son vécu, son engagement, documents et lettres à l’appui, pour les laisser en héritage à ses enfants et à tous ceux de l’Algérie.

Il dira à ce propos : “Je ne cherche ni grade, ni honneurs, ni récompenses, ni poste, ni félicitations. J’estime faire simplement mon devoir de citoyen en relatant mon vécu dans un demi-siècle d’événements de 1950 à 2005. Dans cet écrit, j’ai voulu graver ces faits dans l’esprit des nouvelles générations qui cohabitent dans un monde nouveau galopant à une vitesse vertigineuse. Du néant, nous nous sommes imposés avec considération. Pour ne pas tomber dans l’oubli.

À chaque fois qu’un moudjahid meurt, c’est une facette de l’histoire du pays qui disparaît.” Et justement, pour ne pas tomber dans l’oubli, et pour ressusciter la mémoire de ces disparus, leur valeureux compagnon Salah Cheurfi a tenu à gratifier ses lecteurs d’un second ouvrage Nos condamnés à mort, nouvellement paru.  Ce livre “vise, d’une part, à contribuer à la sauvegarde et à la diffusion des informations disponibles sur les condamnés à mort exécutés et, d’autre part, à encourager d’autres travaux de recherches”. Tout au long de ces 115 pages, ce sont des noms, des anonymes, des femmes, des hommes, des Algériens sortis de l’oubli, qui ont sacrifié leur vie pour faire l’Algérie indépendante et libre d’aujourd’hui… et la Nouvelle Algérie de demain... 

 

 


Samira Bendris-Oulebsir


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER