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A la une / Culture

SITE DE PETRA-MLAKOU (BÉJAÏA)

Sensibilisation et promotion du patrimoine archéologique

Site archéologique de Mlakou. © D.R.

Ces portes ouvertes sur le site sont aussi “une opportunité pour mettre en exergue l’intérêt et l’enjeu que représentent la sauvegarde et la promotion du patrimoine culturel national aussi bien matériel qu’immatériel”.

Le site archéologique de Mlakou a été ouvert, avant-hier, aux visiteurs curieux de le découvrir et d’assister aux fouilles que mènent une équipe d’archéologues, assistés par les membres de la société civile de la région et des collectivités locales.
Cette action culturelle, organisée par la direction de la Culture de Béjaïa en étroite collaboration avec l’Institut d’archéologie (université Alger 2) et le mouvement associatif local, s’inscrit dans le cadre du programme global de la saison estivale 2017, a indiqué le directeur de la culture, M. Djamel Benahmed.
Ces portes ouvertes sur un site objet de fouille, la 4e du genre depuis la découverte en 2014 de l’emplacement conséquemment aux travaux de réalisation de la bretelle autoroutière entre Béjaïa et Ahnis dans la wilaya de Bouira, sont aussi “une opportunité pour mettre en exergue l’intérêt et l’enjeu que représentent la sauvegarde et la promotion du patrimoine culturel national aussi bien matériel qu’immatériel”, indiquera M. Benahmed. Il explique, en outre, dans le document envoyé à la presse, que deux enseignants chercheurs de l’Institut d’archéologie encadrent ces jours-ci quelque 30 étudiants sur le chantier de fouilles archéologiques de Mlakou. Et c’est précisément ces étudiants qui serviront, à l’occasion de cette journée portes-ouvertes, de guides pour les visiteurs. Il a saisi l’occasion aussi pour inviter “les citoyens soucieux de la pérennité du patrimoine ainsi que les associations culturelles qui aiment et qui défendent le patrimoine culturel national à venir en nombre visiter le site archéologique Mlakou de Seddouk.” Et selon Tahar Hamadache, doctorant en littérature française – il travaille sur timuchuha (les contes) en tant que genre de discours littéraire – et membre actif, impliqué depuis le début dans le projet qui a démarré en urgence le mois de mai 2014 après l’obtention de l’arrêt du tracé de la pénétrante autoroutière dès décembre 2013. Les sessions de fouille successives sont allées de découverte en découverte, qui attestent, selon lui, d’une importance scientifique et pédagogique exceptionnelle, suscitant déjà l’intérêt de la communauté scientifique nord-africaine et méditerranéenne.Et en accompagnant la dynamique universitaire à l’œuvre sur le site de Mlakou, mais aussi en préparation de la journée d’information et des campagnes de fouilles à venir, la société civile, les entreprises, les institutions administratives et élues locales ont chacune apporté leur contribution à l’effort pédagogique, ce qui allège le poids supporté par l’encadrement par ces temps de disette qui touchent aussi l’activité de la recherche scientifique. C’est ainsi que les étudiants du village Akhenak, affiliés aux associations Talwit et Tafsut ou non, tels que cette bibliothéconome d’Alger ou ce didacticien de Béjaïa, sont venus prêter main forte aux étudiants archéologues présents par différentes actions de volontariat. La présence de deux collégiennes, férues de vestiges anciens, constitue un signe, ténu mais encourageant, des premiers effets des nouvelles approches pédagogiques développées par l’école algérienne, a affirmé M. Hamadache. Par ailleurs, en plus de quelques unités industrielles qui commencent à s’intéresser au projet, la daïra a facilité le séjour des archéologues de l’université d’Alger, mais aussi des étudiants envoyés pour formation par différents départements d’archéologie du pays (Tlemcen, Chlef, Sétif, Constantine).


M. Ouyougoute

 


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