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Culture / Culture

Elle s’est tenue hier à Alger

Signature d’une convention entre l’opérateur Iris et l’Onda

Samy Bencheikh, directeur de l’Onda (à droite), et Djamel Guidoum. © D.R.

L’Onda (Office national des droits d’auteur et droits voisins) a signé, dans la matinée d’hier, une convention avec le fabricant de produits électroniques et électroménagers algérien, Iris, portant sur les droits de la copie privée.

Hier, à l’hôtel AZ de Kouba a été organisée la signature d’une convention en rapport avec les droits d’auteur, entre le fabricant de produits électroniques, électroménagers et de téléphonie, et l’Onda. Cette signature, la 4e du genre après celles avec, entre autres, Oppo et Samsung, concerne la copie de droit privée.
Le fabricant national obtient ainsi “une autorisation d’une durée d’une année, qui lui permettra d’utiliser toutes les œuvres du répertoire de l’Onda, aussi bien national qu’international”, a déclaré Samy Bencheikh, directeur de l’office. Aussi, selon le responsable, ces redevances permettront à son office “de compenser ses pertes, dont l’origine est le piratage ou encore le streaming, qui exploitent différentes œuvres”. Et d’ajouter : “N’importe qui peut envoyer des musiques, des films ou des clips vidéo. Ces œuvres de l’esprit circulent ainsi sans contrôle. C’est pourquoi nous percevons des revenus des fabricants qui utilisent ces technologies dans leurs produits.” Ce contrat, qui est une licence globale, permettra à Iris de monter, produire et importer tous les supports qui peuvent permettre d’enregistrer, de copier ou de diffuser une œuvre de l’esprit. Ce genre de convention, qui voit le jour avec l’avènement de fabricants de produits technologiques locaux, permet aux artistes d’augmenter substantiellement leurs revenus. Un chiffre : si un artiste perçoit un million de dinars (1 000 000 DA) par exemple en droits d’auteur, cette copie privée lui permet d’augmenter ce revenu à hauteur de 3,5%, soit 1 035 000. En effet, Selon M. Bencheikh, “le taux est multiplié par 3,5% après cette convention”. Par ailleurs, le responsable s’est attaqué à l’exploitation par certaines chaînes privées algériennes de productions cinématographiques étrangères, à l’image de celles du géant Netflix. Il dira : “Cette exploitation est illégale et illicite, il faut que les Algériens se mettent une chose dans la tête : ces films ont des titulaires de droits. Il ne s’agit pas d’aller prendre un film qui vient de sortir.” Et de renchérir : “Je prends l’exemple de Netflix, dont l’une des œuvres a été diffusée dernièrement sur une chaîne privée.” Ce non-respect de la réglementation a mis, selon lui, l’Algérie dans une situation “inconfortable”. “L’Algérie aujourd’hui est en train d’adhérer au système international de propriété intellectuelle, dont le dernier en date est le traité de Pékin. Qu’on se permette de violer par la suite ces conventions est réellement inacceptable”, a martelé le directeur de l’Onda. Pour le directeur général adjoint d’Iris, Djamel Guidoum, “cette signature représente notre respect des lois relatives à la protection de la propriété intellectuelle”. “J’appelle d’ailleurs toutes les entreprises nationales utilisant des œuvres de l’esprit à se conformer à cette réglementation”, a-t-il lancé.


Yasmine Azzouz

 


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