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Culture / Culture

“Regard d’été” à la galerie MohaMmed-Racim

Signe d’alliance et de cohésion de l’art pictural du terroir

Madjid Guemroud et Abdelghani Chebouche à l’exposition ©louhal/nourreddine

Plutôt qu’elles ne s’exaltent à l’œil ébloui du visiteur, les toiles de l’artiste-peintre Madjid Guemroud se décryptent tels les hiéroglyphes des gravures sacrées de la Grèce antique, où l’omniprésence de “la joie de vivre” y est démêlée dans les traits de silhouettes.

Pépinière d'inspiration pour l’enlumineur, la Méditerranée offre l’idyllique toile des deux îlots au large de la rive de Raïs-Hamidou et le bled de l’Algérie profonde où Dame Nature sculpte nos repères. Fief de djebel de “collines oubliées”, la Méditerranée suggère la beauté du mont du Djurdjura, où loge la muse ainsi que la flânerie sur la presqu’île de Sidi-Fredj et de Yemma Gouraya, où l’eau de l’oued afflue jusqu’au lit de rivière et sous bonne escorte d’un ciel bleu azur. C’est ainsi que l’Algérie y est illustrée par l’artiste-peintre Madjid Guemroud dans le gotha des pays du bassin méditerranéen où se liguent aussi les civilisations d’un berceau qui s’esquisse au trait du cubisme et dans l’acrylique sur toile. Plutôt qu’elles ne s’exaltent à l’œil ébloui du visiteur, les toiles de l’artiste-peintre Madjid Guemroud se décryptent tels les hiéroglyphes des gravures sacrées de la Grèce antique, où l’omniprésence de “la joie de vivre” y est démêlée dans les traits de silhouettes. Et puisqu’on y est en Méditerranée, autant y aller à la galerie d’art Mohammed-Racim, histoire d’avoir “Un regard d’été” sur la quote-part de toiles de Madjid Guemroud qui lègue aux feuilles du figuier, nos croyances mais aussi le spicilège de symboles qui schématisent le bonheur sur l’aquarelle d’une “vie” à deux. On perçoit presque le refrain “En Méditerranée” (1971) de feu Georges Moustaki (1934-2013), où se coalisent aussi son fardeau de tracas et le rituel féerique qui s’apaisent dans le spirituel. Adepte d’une peinture créative, donc réfléchie et réaliste, l’auteur d’un “Monument aux Maures” s’auréole de l’aura “Attend et rêve” qu’il a “emprunté” à l’œuvre “Adam et rêve” du sculpteur et médailleur Paul Belmondo (1898-1982), le papa à l’acteur Bébel. C’est qu’il n’est pas seul dans l’odyssée d’un été pictural, puisqu’il a, à ses côtés le sculpteur et forgeron d’art Abdelghani Chebouche, qui cisèle au feu de sa forge, l’œuvre intitulée  “Munch” et inspirée du graveur, l’osloïte Edvard Munch (1863-1944). Ferronnier de talent et descendant d’une lignée de forgerons, Abdelghani Chebouche capitalise plus d’une œuvre à son enclume, dont l’“Ode à la femme” et le “Totem” qu’il convient de coloriser en idéale harmonie aux couleurs de la toile “Regardez-nous” de  l’artiste-peintre  Driss Lamine Dokman. Porteur d’ “espoir”, l’enfant de l’oasis de Père bonheur (Bou-Saâda) cultive “La rose” pour “La jeune fille en fleurs” qu’enjolive un collier de “N’gaoussiates” de l’artiste-peintre Djahida Houadef, a-t-on su de Madjid Guemroud lors d’un tour de l’exposition. Cependant, Il y a tout lieu de penser que l’apport de l’artiste-galeriste Amel Benmohamed y fera date du fait de l’alchimie qu’elle opère d’un “clic” entre la peinture et la photographie numérique qu’elle fusionne sur une toile. D’où “L’inhalation” d’une “Étreinte” que rafraîchit “Une brise de printemps” de Driss Lamine Dokman. C’est là, l’idéale  entente d’une génération de jeunes artistes, sur lesquels veille l’œil irisé de ses signes, leur aîné Noureddine Chegrane qui azure de son légendaire bleu, le “Regard d’été”. Mieux, les  aquarelles de Noureddine Chegrane s’enchevêtrent  de l’éventail de signes jusqu’à ce que le sceau de l’artiste devient optique, et laisse apparaître la femme, un tesson de poterie et des bouts de tapisserie du terroir. Pour évaluer l’étendue de l’esthétique, l’idéal est d’y aller où l’art pluridisciplinaire a “rendez-vous avec vous” (*) jusqu’au 15 septembre prochain.

Louhal Nourreddine
Chanson de Georges Brassens (1921-1981).


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