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Culture / Culture

Sortie nationale de l’album le 3 février

Souad Asla : “Lemma a été créée pour la sauvegarde du patrimoine”

Souad Asla et Lemma Bécharia. ©D. R.

En vue de la sortie de cet album qui paraîtra le 3 février, l’auteur, compositeur et interprète, Souad Asla, a animé une conférence de presse, hier, à l’Oref, pour parler de Lemma, une formation qui regroupe 11 femmes s’illustrant dans différents styles musicaux de Béchar et de la région de la Saoura.

Après deux années à sillonner plusieurs villes pour participer à des festivals et à des concerts où Souad Asla et sa formation Lemma ont présenté le patrimoine immatériel de Béchar, elles viennent, enfin, de sortir un premier album. À cette occasion, Souad Asla a animé une conférence de presse dans la matinée d’hier, à la salle Frantz-Fanon (Oref, Alger), pour parler de cet opus Lemma (éditions Ostowana) qui sortira le 3 février, ainsi que de son spectacle prévu le lendemain à 16h, à la salle Ibn Zeydoun.
La chanteuse a entamé sa communication en revenant sur ce projet créé en 2015. “J’ai voulu réaliser cette formation pour la sauvegarde du patrimoine. Car, si ces femmes venaient à disparaître, notre culture disparaîtrait avec elles”, a-t-elle expliqué. À rappeler que Lemma Bécharia est un groupe composé de onze femmes de différentes générations qui proposent un répertoire exclusivement féminin tiré du patrimoine culturel de Béchar et de la région de la Saoura. Vêtues de costumes de fête, ces artistes nées reprennent des chants et des danses qui relatent leur histoire à travers un spectacle composé de multiples tableaux artistiques. Éclectique, cette formation se distingue en proposant plusieurs répertoires, notamment ferda, djebariate, gnawi, malhoune, hadra…
Pour revenir à l’album, Souad Asla a annoncé qu’il se compose de 16 morceaux. “Nous avons enregistré en studio un total de 26 morceaux, mais nous ne pouvions pas les mettre tous dans l’album”, a-t-elle indiqué. Et de renchérir : “C’était important de faire cet opus, et ce, dans l’objectif de ne pas perdre ce patrimoine. Car les chansons n’ont jamais été enregistrées.” Durant son intervention, elle a expliqué qu’elle et sa formation ont réuni au total pas moins de 50 titres, et qu’elles auraient aimé les enregistrer. “Au début je voulais sortir un coffret composé de tous ces morceaux, où chaque CD serait dédié à un genre bien précis. Mais, la demande a été refusée car cela exige un gros budget”, a-t-elle souligné avec regret, tout en ajoutant : “Je lance un appel pour nous aider à répertorier ce patrimoine.”
Concernant l’enregistrement, Souad Asla a raconté avec beaucoup d’émotion les différentes péripéties qu’elle et sa Lemma ont rencontrées. “L’enregistrement a été effectué il y a une année, nous avons passé huit heures par jour au studio durant une semaine. Les trois premiers jours étaient un peu compliqués, car ces femmes enregistraient pour la première fois. Alors, nous avons tout fait pour les familiariser avec le son, le micro et c’était émouvant”, a-t-elle déclaré. Et de poursuivre : “Il y avait beaucoup d’émotion. Ces femmes sont des battantes, elles ont laissé leurs foyers, leurs enfants pour la concrétisation du projet.” Concernant la promotion de ce spectacle, la conférencière a émis le souhait de pouvoir faire une tournée nationale. D’ailleurs, Lemma Bécharia a de nombreuses dates à l’étranger, notamment en France, où elle animera des concerts et participera à des festivals et à des ateliers.
Questionnée sur une éventuelle représentation à Béchar, Souad Asla a tenu à préciser que cela est difficile pour ces femmes, car cette région est plutôt conservatrice et ces artistes ont encore du mal à se produire devant leur entourage. Par ailleurs, elle a insisté sur le fait que cette région du pays regorge de talents. “Ce sont des artistes nées, dans chaque famille nous trouvons de jeunes talents qui pratiquent la musique depuis leur plus jeune âge.” Et de s’insurger : “Le Sud de l’Algérie est lésé, il n’y a ni conservatoire ni studio d’enregistrement. Ces personnes ont besoin d’aide, nous ne pouvons pas tout faire nous-mêmes !”

Hana Menasria


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