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Culture / Culture

“LA TROISIÈME VIE DE KATEB YACINE”, UN FILM DOCUMENTAIRE DE BRAHIM HADJ SLIMANE

Sur les traces d’un homme, d’une œuvre

Le film documentaire,  La troisième vie de Kateb Yacine, a été réalisé par l’écrivain, journaliste et metteur en scène Brahim Hadj Slimane. C’est un hommage qu’il rend au père de Nedjma. Il a été produit lors du Festival cinéma et mémoire de Béjaïa dans le cadre de l’atelier de création documentaire.

Durant trente minutes, l’aventure théâtrale de Kateb Yacine est retracée à travers les témoignages d’anciens comédiens et musiciens qui ont suivi le fou de Nedjma, à Sidi Bel-Abbès, pour monter sur les planches du théâtre. Le titre n’est pas dû au hasard. “La troisième vie est le troisième parcours de sa vie. En fait, le premier, c’est son départ en France et la découverte de Nedjma. Le deuxième, c’est l’écriture en France et puis, le troisième, durant les années 1970, c’est son parcours théâtral en Algérie. Et comme c’étaient des pièces engagées qui dérangeaient, ils sont partis à SBA”, explique Brahim Hadj Slimane. Le plus désolant est qu’aucune pièce n’a été filmée.
Et d’ajouter : “Cela m’a motivé pour réaliser ce documentaire, pour faire revivre son créateur et ses comédiens, dont la plupart sont restés à SBA.” Le film commence avec une jeune femme qui joue au luth en récitant un soliloque de Kateb Yacine.
Trente minutes de témoignages de plusieurs artistes qui évoquent de vieux souvenirs et font renaître beaucoup de mélancolie et d’amertume sur cette belle époque. “Ma première expérience était sur Mohamed prends ta valise, un sujet ancré en Yacine, et pour lui ce n’était pas seulement une adaptation, mais un vécu”, témoignait Mahfoud Lakroun, ancien comédien de la troupe. “La valise aurait dû être filmée, cela représente le théâtre algérien”, a-t-il clamé.
D’autres artistes, qui ont côtoyé l’écrivain, ont évoqué leurs souvenirs face à la caméra de Brahim Hadj Slimane, comme le musicien Smaïn Hebbar ou le documentaliste Ahmed Mehaoudi et le comédien Mohamed Kadri. Néanmoins, sur le plan technique, le documentaire est bien fait, mais les témoignages ont laissé le public sur sa faim. Ils ne se sont pas vraiment étalés sur le sujet. Une sorte de retenue. Ils étaient brefs. À rappeler que le réalisateur de ce film a effectué une tournée en France, avec la troupe Imagine, où la musique et la poésie de Kateb Yacine étaient reconstituées sous le nom de  L’Étoile assombrie . Il participe aussi à la caravane sur Kateb Yacine qui sillonne plusieurs wilayas du pays et qui terminera cette tournée d’hommage aujourd’hui à Alger (voir Sortir).