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Culture / Culture

Semaine des arts plastiques et traditionnels à Tizi Ouzou

Tahar Bellal en quête de nouveaux horizons

L’artiste Tahar Bellal. © Tighilt/Liberté.

La maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou abrite depuis le 28 juillet et ce jusqu’au 2 août 2019, une semaine culturelle dédiée aux arts plastiques et aux arts traditionnels à laquelle prennent part de nombreux artistes plasticiens, des sculpteurs sur bois et des fabricants de produits du terroir, comme le savon traditionnel. Parmi les exposants, figure Tahar Bellal, un artiste plasticien qui s’est investi dans la récupération des chutes de cuir, auxquelles il redonne une seconde vie en les transformant en œuvres d’arts abstraites et semi-figuratives. 

Pour la réalisation de ses œuvres, Tahar Bellal explique qu’il utilise la technique du collage. “Les morceaux de cuir sont tintés et ensuite collés sur un fond noir. Un fond qui exprime généralement le marasme actuel que nous vivons” affirme notre interlocuteur. Dans ses œuvres, Tahar Bellal exprime également son vécu quotidien, sa vie culturelle puis la nature qui l’entoure en usant de couleurs vives.

“Toutes mes œuvres sont réalisées sur un fond noir, comme pour faire renaître de la cendre cette matière jetée dans les poubelles qui est le cuir, mais encore pour redonner un nouveau souffle à ma poésie puisque la majorité de mes tableaux sont accompagnés de poèmes”, affirme Tahar Bellal ajoutant que certains de ses poèmes sont même transformés en peintures. “Une symbiose artistique et surtout esthétique entre les deux disciplines qui me donne le moyen de m’exprimer”, dit-il. Dans les œuvres de Bellal, des figures reviennent régulièrement comme pour parler au public.

Sur l’une des toiles exposées, explique le même artiste, “nous avons le visage d’une mère qui essaye, de toutes ses forces, de retenir des fragments de visages qui représentent ses enfants. Des enfants tentés de partir en Harraga, vers l’autre rive, qui redevient une dérive, dans de nombreux cas”. Tahar Bellal évoque également dans ses œuvres l’enracinement et le déracinement, étant un passionné de la montagne, puisqu’il est aussi guide de montagne. 

L’artiste a appris, dit-il encore, à vivre la verticalité de la montagne et à observer, depuis les hauteurs, l’horizontalité de la mer. Deux espaces liés par un horizon que l’artiste exprime à travers ses œuvres dont les morceaux de cuir sont liées, les uns aux autres, par un fil. Il fallait bien résister à ce déracinement puis à ce déchirement causé par certains moments de la vie, et que l’artiste à su exprimer et à surmonter par son art. 
 

K. Tighilt



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