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Culture / Culture

OUVERTURE DU FESTIVAL DE LA CHANSON AMAZIGHE DE BÉJAÏA

Takfarinas enflamme la ville de Yemma Gouraya

Takfarinas. ©D. R.

Les organisateurs de cette 16e édition ont décidé de mettre le paquet, en invitant quelques vedettes de la chanson kabyle, dont Takfarinas, Mohamed Allaoua, Tagrawla, Mourad Guerbas, Zahir Abdjaoui…

C’est le célèbre chanteur kabyle Takfarinas qui a ouvert le bal de la 16e édition du Festival de la chanson amazighe, dont le coup d’envoi a été donné dans la soirée du samedi 11 août, au stade scolaire de la ville de Béjaïa.
Dédiée à deux grands chanteurs de la région, à savoir Boudjemaâ Agraw et le défunt Abdelkader Bouhi, cette manifestation culturelle et artistique qu’organise le Comité culturel de la commune de Béjaïa (CCCB), a fait l’objet, cette année, d’une vive polémique, notamment sur les réseaux sociaux. Et pour cause ? Le P/APC FFS de Béjaïa, Hocine Merzougui, a annoncé son annulation dans une vidéo diffusée sur la page facebook de la cellule de communication de l’APC.
En effet, l’annonce d’une telle décision n’a pas manqué de soulever un tollé général au sein de la population béjaouie, d’autant que la sortie de l’édile communal de Béjaïa est intervenue dans le sillage de la campagne d’interdiction des spectacles, menée par des groupes salafistes à travers plusieurs villes d’Algérie.
Ce qui n’a pas manqué de semer doute et confusion parmi certains observateurs de la scène politique locale, à tel point que certains sont allés jusqu’à accuser le maire de la ville de Béjaïa de vouloir apporter de l’eau au moulin des partisans du salafisme et de l’obscurantisme.
Cela étant dit et afin d’éviter tout amalgame, les élus de l’APC de Béjaïa, dont l’exécutif communal est issu d’une alliance FFS-RCD-FLN, ont décidé de réagir pour recadrer leur président, Hocine Merzougui. D’où ce revirement de situation qui consiste à maintenir la tenue dudit festival durant ce mois d’août, évitant ainsi aux membres de l’APC de Béjaïa de se trouver en porte-à-faux avec la volonté populaire.
C’est dans cette optique que les membres du CCCB, dont le président n’est autre qu’un vice-président de l’APC de Béjaïa, Youcef Kadri en l’occurrence, ont concocté un programme de spectacles s’étalant sur cinq jours. Et afin de rattraper le coup et de tenter de faire oublier l’impair commis par M. Merzougui, les organisateurs de cette 16e édition ont décidé de mettre le paquet, en invitant quelques vedettes de la chanson kabyle, dont Takfarinas, Mohamed Allaoua, Tagrawla, Mourad Guerbas, Zahir Abdjaoui…
Selon le président du CCCB, Youcef Kadri, l’édition de cette année est dédiée à deux grands artistes de la wilaya de Béjaïa, Boudjemaâ Agraw et le défunt Abdelkader Bouhi. “Cet hommage se veut un geste de reconnaissance à ces deux artistes qui étaient à l’origine de la création de ce festival, dont la première édition remonte à 1998”, a-t-il ajouté.
Notons que lors de la soirée inaugurale de cette édition, Boudjemaâ Agraw et la veuve de Bouhi ont été honorés par les organisateurs, en recevant des mains du directeur général de l’Office national des droits d’auteurs (Onda), Sami Bencheikh, des prix symboliques.
Prenant la parole devant un public très nombreux, le chanteur Boudjemaâ Agraw a tenu à remercier les organisateurs de cette manifestation, avant de dédier le prix qu’on lui a décerné à cette occasion, à l’ensemble des martyrs de la cause identitaire et de la démocratie.
De son côté, le chanteur Takfarinas, visiblement très ému par ce geste honorifique, invitera son ancien compagnon du légendaire groupe Agraw à monter sur scène pour improviser ensemble deux belles chansons rappelant les années d’or.
Ainsi, les voix des deux ténors du folklore kabyle ayant bercé des générations entières durant les années 70 et 80, se sont fusionnées pour égayer le public avec l’immortelle chanson Leswar ezzine et Ghuri yiwen umdakwel, un chant du terroir populaire kabyle.
Ensuite, la vedette de cette soirée musicale reprendra son concert en solo, enflammant le stade scolaire de la ville de Yemma Gouraya, jusqu’à une heure tardive de la nuit.

KAMAL OUHNIA


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