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Culture / Culture

Il est composé de 17 titres

“Tawweka”, troisième album d’Idir Bellali, dans les bacs

© D. R.

Cet album de 17 poèmes renvoie au quotidien, à l’amour, à la mort, à l’espoir…, à l’instar du titre Tawweka (le ver), dans lequel Bellali analyse avec une pertinence inouïe la situation actuelle du pays.

Idir Bellali, auteur, poète, compositeur et chanteur kabyle bien connu s’invite dans ce qui se passe dans notre pays avec son nouvel album Tawweka (le ver), un chapelet de beaux poèmes d’une durée de quinze minutes dans lequel il analyse avec une pertinence inouïe la situation actuelle de notre cher pays, l’Algérie.
Avec des mots durs et explicites en même temps on ne peut plus clairs, il fait parler ce “ver” qui ronge les hommes du pouvoir. “C’est un album sorti avant le mouvement populaire du 22 février mais c’était déjà dans l’air et l'on sentait que cela  allait arriver parce que tous les ingrédients étaient disponibles pour ce soulèvement populaire. Ce poème est une analyse précise des hommes du pouvoir et de leurs pratiques”, nous dit Idir Bellali, au sujet du titre-phare de ce nouvel album. Il explique également comment un ver se cache sous terre, patiente longuement puis sort un jour où cela lui chante. “Ce ver de terre est ce germe qui sommeillait jusque-là et voilà qu’aujourd’hui, il est là et s’adresse aux hommes du pouvoir en les mettant devant leurs responsabilités mais  aussi face à leurs trahisons”, souligne-t-il. C’est un titre révélateur qu’il choisit pour cet opus de 17 poèmes aussi éclairants les uns que les autres, touchant à la fois aux traditions, aux us et aux coutumes. Tous ces poèmes renvoient au quotidien, à l’amour, à la traîtrise des gens, à la mort, à l’espoir… On citera entre autres Yas ma (mes frères), Lewsaya (le testament), Ur zrigh (je n’en sais rien), Ul-iw (mon cœur), Itij (le soleil), Timeqwa (les gouttes)… Ces textes poétiques sont accompagnés de musiques douces et parfois de bruitages sonores, qui donnent une connotation à ce qu’il écrit. “Pourquoi avoir choisi un album au lieu d’un recueil ? Parce que, au jour d’aujourd’hui, en plus du numérique, l’audio est plus accessible et il est à la portée de tous, contrairement à l’écrit”, répond-il. Tout en poursuivant : “J’ai mis beaucoup de temps pour les composer, car le choix de tel ou tel autre thème est difficile et les mots ne peuvent venir si l’inspiration venait à manquer.” C’est à l’âge de vingt ans qu’il commença à écrire et ce sont les événements d’avril 80, qui lui avaient ouvert la voie dans un milieu bouillonnant de revendications démocratiques et identitaires, et ce, dans un environnement hostile au mouvement berbère. “La mobilisation autour de notre identité a été un déclic pour de nombreux artistes y compris moi”, confie encore notre interlocuteur. Ce nouvel opus édité par les éditions Massinissa de Tizi Ouzou, sorti au début du mois de février dernier, s’inscrit dans l’engagement d’Idir Bellali non seulement dans l’écriture poétique mais aussi dans l’écriture philosophique. Il planche actuellement sur d’autres projets qu’il promet de livrer au public d’ici la fin de l’année en cours. 

Idir Bellali est né en 1956 à Tala Toulmouts (Tizi Rached). Il obtient son baccalauréat à Tizi Ouzou à la fin des années 70 avant de décrocher une licence en sociologie à la faculté d’Alger. Ses compositions musicales et poétiques remontent aux années 80. À son actif, trois albums audio : Yebwed was (le jour est arrivé), Asefru et Sidi Valentin en référence à Saint Valentin ainsi que deux recueils de poésie Perle d’Ineda et Ajgagal. 
Il a aussi traduit des ouvrages d’auteurs algériens comme Ahcène Mariche et Mohand Nath Abdellah ainsi que de belles œuvres littéraires d’auteurs étrangers tels que l’Équatorienne Rocio Duran Barba et le Libanais Gibran Khalil Gibran. 
 

O. Ghilès


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