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"Tout le Monde n'a pas la chance de connaître une fin heureuse": une traduction accrocheuse (Vidéo)

Montage ©Rédaction Numérique de "Liberté"

"Tout le Monde n'a pas la chance de connaître une fin heureuse". Tel est le titre du premier roman émirati traduit en français. Le livre a été édité en arabe en 2014 aux éditions Kuttab Publishing et très récemment a été traduit par l'auteure algérienne, installée en France, Nesrine Briki. Utilisant un lexique simple mais néanmoins audacieux, la traductrice a fait honneur à l'écrivain.  Mohamed Khamis, l'auteur, est né et a grandi aux Émirats Arabes Unis où il effectue la première partie de sa scolarité, avant de poursuivre ses études aux États-Unis et de revenir s'installer à Dubaï pour occuper un poste au ministère du développement économique et touristique. Il appartient à la nouvelle génération d'écrivains très prometteurs qui tentent de réinventer la littérature arabe. À tout juste quarante ans, il est un auteur confirmé. il a écrit de nombreux romans, des pièces théâtrales et des scenarii. Pour son style frais et son ton irrévérencieux, il est très apprécié par les critiques des pays du Golfe.

Ainsi, avec ce style simple et dépourvu d'artifices, ses oeuvres ne pouvaient qu'engendrer une plus large audience de lecteurs. L'auteur casse les codes d'esthétiques et simplifie sa langue. En effet, ce livre est destiné à monsieur et madame tout le monde. Le narrateur (page 42) stipule que le roman a été inspiré par une des oeuvres phares d'un auteur américain très connu " En toute honnêteté, je n’ai jamais pensé qu’un jour j’écrirais ce que ma famille et moi avons vécu, je fus inspiré après avoir lu l’Attrape-cœur, de Jérôme-David Salinger, je fus impressionné par ce style narratif dépouillé, par cette langue simple que je comprenais, comme si l’auteur s’adressait à moi et non à l’élite de l’élite"   

Le roman raconte l'histoire d'une famille de 13 membres, pauvre et endettée, habitant au Royaume d'Eden. Ils forment à eux seuls une micro communauté. Il y'a le narrateur, Ibrahim Matar, 7è dans le classement de la fratrie des 11 enfants, où la diversité est le mot d'ordre. Il parle des tabous et dénonce l'hypocrisie et les contradiction des sociétés arabes. Ses autres frères et sœurs sont pour le moins très différents les uns des autres : il y'a le frère bienveillant et courageux, l'intégriste, le libéral, la sœur qui a épousé un homme de 20 ans son aîné, le frère égoïste, l'attardé mental, la sœur qui a eu une liaison avec un travailleur étranger, celle qui est tombé enceinte avant le mariage, l'infirmière adepte des films hindous et le frère dépendant des drogues suite à une dépression. Cette famille n'a qu'un seul et unique rêve, obtenir un terrain et quitter les quartiers pauvres pour pouvoir recommencer leurs vies. Un événement va cependant changer l'ordre de leurs priorités.  Ensemble, ces frères et sœurs vont vivre une expérience hors du commun. "Cette histoire n’est pas banale, c’est une histoire sanglante où l’amour et la haine se mélangent, où la loyauté et la trahison se confondent, les âmes y trépassent comme dans un jeu vidéo pour adolescents agressifs." (page 74.) 

En effet, le sort continue à s'acharner sur cette famille, car le jour où ils obtiendront enfin la subvention gouvernementale, sera aussi le jour où la République Islamique Dyran déclarera la guerre au royaume d’Éden. Le narrateur raconte la situation affreuse à laquelle ils sont confrontés en confiant que "La guerre est sale, répugnante, terrifiante, elle surpasse de loin les films d’horreurs et les histoires de démons et de djinns, elle est le mal incarné, l’instant où les portes de l’enfer s’ouvrent" ( p79). 

Les événements vont s'enchaîner à une cadence folle et l'auteur vous tiendra en halène jusqu'à la dernière page. L'histoire, très réaliste, est sans artifices. Les sentiments, tels que l'amour, la jalousie et surtout la peur, sont mis au premier plan et même si le titre du roman laisse à deviner le déroulement des choses. Vous ne manquerez pas d'être surpris.

 

Sonia GASSEMI 

Rédaction Numérique de "Liberté"

@SoniaGassemi  

 

 

Publié dans : #LibertéVENDREDI

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