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A la une / Culture

“Un slow avec le destin”, de Hiba Tayda

Un beau roman à l’eau de rose… algérienne

 “C’est un beau roman, c’est une belle histoire, c’est une romance d’aujourd’hui…” Non, il ne s’agit pas de parler de la belle chanson d’un certain Michel Fugain qui a bercé notre adolescence, mais il est question ici d’un beau roman écrit par une belle âme en la personne de Hiba Tayda. Cette jeune auteure, enseignante de français dans les hautes montagnes du Djurdjura, nous donne à lire à travers les 132 pages d’Un slow avec le destin, une belle et touchante histoire d’amour entre Hewwa, le personnage principal, et Nassim, son prince charmant qui a d’abord bercé son enfance comme “frère adoptif” qu’elle jalousait au vu de l’attention que tout le monde lui accordait, pour ensuite découvrir que ce qui semblait à tous être de la jalousie était en fait bien autre chose. Un sentiment autre que la jeune fille ne veut pas s’avouer, et Nassim non plus. Une belle saga se tisse à travers l’imagination débordante d’une jeune plume qui rappelle un peu les romans classiques à l’eau de rose, ou encore la série Harlequin – moins hard tout de même, vu les conditions du lectorat –, des titres qui se dévoraient pendant nos belles années de jeunesse lorsque la lecture était notre dada et que les libraires nous permettaient de les échanger à chaque fois contre d’autres. Avec une écriture gracile qui dénote d’une sensibilité puérile, ce premier roman de la jeune auteure donne au sentiment amoureux toute sa beauté pure – et sans fioriture, oserait-on dire par les temps qui courent. Hewwa nous fait passer d’une étape à l’autre de son questionnement interne à travers des rebondissements dans sa jeune vie et des allers-retours qu’elle seule peut comprendre, ou même pas. Aux choses simples, elle préfère le compliqué, et des temps de la narration, elle choisit ceux du passé ; un passé pas du tout simple mais compliqué. Nassim a vécu des drames, et Hewwa a toujours été sa bouée de sauvetage, sans jamais le savoir. “Il avait du mal à respirer. Elle était encore plus belle que dans ses souvenirs et, en plus, elle était tellement plus… femme maintenant.” Oui, Hewwa, une femme qui aime comme une enfant, avec ses caprices et ses retenues. “Je ne sais vraiment pas ce qui m’arrive, mais je sais enfin ce que je veux… Je jure… Je jure que si jamais je me retourne… Si je me retourne… Si jamais il est encore là et qu’il me regarde...” Un beau roman qui aurait gagné à être rehaussé par un travail d’édition mieux réfléchi, plus esthétique, ce qui aurait donné au lecteur des temps d’arrêts et des haltes lui permettant de reprendre son souffle et d’en comprendre les tournants dans le temps et dans le fond. Une histoire qui a l’air de bien se terminer et qui présage d’une suite. Un roman à lire pour les jeunes et les moins jeunes en mal… de lecture.


 “Un slow avec le destin”, roman de Hiba Tayda, Éditions Tafat, 132 p, 295 DA.


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