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A la une / Culture

Situation du 4e art à Tamanrasset

Un combat contre la marginalisation et l’indifférence

Scène de la pièce Hadjrou lemkan, de Abdelouahab Azzouz ©Kareche-Liberté

La présentation d’honneur de la pièce théâtrale, Hadjrou lemkan (littéralement : ils ont déserté le lieu), réalisée avec maestria, jeudi, à la Maison de la culture de la ville de Tamanrasset par des jeunes comédiens, dont la talentueuse Wahiba Baâli, a montré, une fois de plus, que le théâtre est un art qui ne se sert pas uniquement de prose ou de vers, mais aussi de la volonté inébranlable des acteurs qui aspirent au zénith de la gloire malgré les difficultés et les embûches dressées sur leur chemin.
Face à un public visiblement conquis, les 12 comédiens sélectionnés lors du dernier casting pour jouer cette pièce, écrite par le scénariste Abdelhadi Dahdouh et réalisée par Abdelouahab Azzouz, ont fait preuve de professionnalisme comme pour défier les responsables insensibles aux doléances des artistes qui sont marginalisés dans leur propre pays, mais qui prospèrent sous d’autres cieux. Le message de ces comédiens qui ont investi les arts de la scène à un moment où personne ne misait sur leur succès est on ne peut plus clair : “Le 4e art est un moyen de préserver son identité et de véhiculer sa culture et ses repères patrimoniaux”. Un message destiné particulièrement aux responsables de cette wilaya qui ne prêtent, a-t-on constaté à maintes occasions, aucune attention aux productions théâtrales, eu égard aux problèmes dans lesquels s’embourbent les amateurs de théâtre qui ne trouvent, d’ailleurs, aucun soutien de la part des décideurs dans cette région connue pour être une destination touristique par excellence, mais surtout une pépinière d’artistes à l’instar de la comédienne Haba Sabrina et Wahiba Baâli qui a été plusieurs fois primée dans des festivals internationaux sous la houlette de l’association culturelle Sarkhat errok’h (le cri de la scène). La liste des comédiens dans cette région ayant vu la création de plusieurs troupes théâtrales laisse comprendre l’effervescence que connaît ce secteur névralgique et l’énergie créatrice des jeunes qui ne demandent pas la lune pour s’exprimer.
Dans une déclaration répercutée par le site électronique britannique “dune-voices”, le metteur en scène Abdelouahab Azzouz, dénonce : “L’absence totale de soutien de la part des autorités locales et des responsables dans le domaine culturel. L’intérêt du public pour les talents régionaux est pourtant réel. Il nous arrive souvent de recevoir des invitations pour participer à des manifestations théâtrales à l’étranger, et renoncer à y prendre part, faute de pouvoir payer les billets d’avion”.

RABAH KARECHE


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