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Culture / Culture

La pièce “Splendides Exilées”, d’Arezki Metref, sera jouée À TIZI OUZOU

Un hymne à la femme courage

© D. R.

Le village de Tiferdoud (commune d’Abi-Youcef, wilaya de Tizi Ouzou), qui a été récemment déclaré comme le plus propre de la wilaya, abrite, depuis jeudi, et ce, jusqu’au 26 juillet, le 15e Festival populaire Raconte-Arts, fondé en 2004 par Hacène Metref.
Pour cette édition, pas moins de 400 artistes venus d’Algérie et de l’étranger y animeront des concerts, des expositions et des spectacles, ce qui est une belle manière de dynamiser les activités culturelles dans les territoires. Comme exemple, cette année, la troupe Belleville Galaxie présentera la pièce Splendides Exilées, d’Arezki Metref, adaptée et mise en scène par Catherine Belkhodja qui a fait justement ses débuts au théâtre au Conservatoire d'Alger, avant de poursuivre sa formation dans un conservatoire parisien.
Après deux représentations à Paris, la pièce est sélectionnée pour le Festival international de théâtre de Béjaïa prévu pour l’automne prochain. On y découvre l’épouse-esclave (rôle interprété par Myriam Mezières) offerte au conquistador Hernan Cortes en signe d'allégeance, devenue la mère du premier roi, symbole de la domination des Indiens par le colonisateur. En scène également, la révolutionnaire d’origine aristocratique Théroigne de Méricourt  (interprétée par Gladys Sanchez), échappée de l’asile où son frère l’avait fait
enfermer.
Revendiquant l'égalité en matière de droits des hommes et des femmes, elle fut considérée comme folle et emprisonnée. De son côté, Tessa (qu’interprète Catherine Belkhodja), une ethno-psychiatre insomniaque, est “habitée” par toutes les patientes qui viennent la consulter.
En treize tableaux, la pièce évoque les destins des mères, épouses et filles de travailleurs en exil, restées dans le petit village d'Ighil Averkane, sur lequel plane une mystérieuse malédiction. Presque tous les hommes du village ont été assassinés. Tessa évoque sa mère Ouardia, promise dès la naissance à son cousin, et son père, Vava, parti en France à l’âge de 19 ans, avec l’autorisation de l’amin du village, pour lutter contre la misère. “Nous avons donc des destins de femmes qui se croisent et c’est aussi le portrait de la femme algérienne qui se dessine à travers elles”, dira Catherine Belkhodja. Restées au village, ces femmes confient au vent leurs peines ou leurs illusions, ou consultent Tessa, dans l'espoir de se débarrasser des fantômes qui les poursuivent. “Elles viennent vers moi, car elles n’acceptent pas que le silence de leur vie soit suivi par celui de l’oubli ou celui de la mort.” Catherine Belkhodja, qui avoue avoir eu le coup de foudre pour cette pièce d’Arezki Mertref, lui prédit un bon avenir. “Les portraits des personnages sont bouleversants, car chaque fois, une femme se livre de façon intime, mais aussi en inscrivant son vécu par rapport à l’histoire, et c’est ce qui fait la force de la pièce.”
Cette œuvre est un plaidoyer pour l’égalité en droits entre l’homme et la femme, un soutien à son combat contre un ordre social qui lui fait une place injuste. C’est tout simplement un hymne au courage et à la résistance de la femme.


A. B.

 

 


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