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Culture / Culture

“Tempêtes méditerranéennes” de Rachid Grine

Un recueil de poésie rempli d’émotions

Après une longue carrière en qualité d’hydrogéologue, Rachid Grine n’a pas eu de mal à changer de métier et basculer vers l’univers de la poésie.
Natif de Jijel, ce désormais ambassadeur littéraire de l’antique Igilgili vient de publier son premier recueil de poésie paru aux éditions Dar ibn Echatie. Dans les 144 pages de ce recueil intitulé Tempêtes méditerranéennes, le lecteur aura l’occasion de faire un voyage fascinant porté par une poésie truffée d’émotions qui raconte tantôt la femme et l’amour tantôt la beauté de sa ville natale, Jijel. Ce poète révolté tel que Jijel n’en a jamais connu, laisse sa plume bien trempée décrire un monde de rêverie et un labyrinthe d’idées dans un style simple que même les poètes débutants peuvent savourer sans effort.
Dans ses vers, des hommages ont été rendus à des personnes disparues, en l’occurrence Assia Djebar qui diront d’elle : “Nous te pleurons grande écrivaine et nous implorons Dieu pour toi – ta vie n’a pas du tout été vaine mais ta mort nous plonge dans l’émoi”. “J’ai composé ce poème le lendemain du décès de cette grande écrivaine de langue française”, confiera Rachid Grine. Visiblement nostalgique, portant au fond de lui un certain refus de laisser partir un passé qui a fait de lui le grand homme d’aujourd’hui, le poète a consacré une bonne partie de son travail littéraire aux personnes qui ont marqué son enfance, son parcours et son existence. Et voilà un hommage rendu à un humoriste, puis un autre au grand chanteur de la chanson chaâbi cheikh El-Hachemi Guerrouabi. Parmi tous ses souvenirs qui se succèdent tels des séquences cinématographiques, le poète ne manquera pas de décrire la beauté de sa ville natale. “Jijel, Ô ma belle, tellement belle que je ressemble au timide de Brel, qui ne peut dire à son amante, je t’aime.” Rachid Grine évoque également le danger de la censure décrite dans la préface de son recueil telle une menace qui perdure. “Sais-tu que tes interdits ouvrent grand les portes – Au retour des poignards et à la manière forte.” Il a consacré tout un chapitre à la femme et l’amour, dévoilant ainsi dans 34 poèmes, son côté timide et osé à la fois, mais qui demeure romantique et sincère. Est-ce un amour perdu ou un amour retrouvé ? Peu importe ! Le poète ne se lasse pas de décrire la beauté féminine avec tendresse et passion, faisant associer toutes les merveilles offertes par Dame nature pour obtenir un tableau coloré d’émotions et de chaleur humaine : “Tu es nature sans souillure, monts, forêts, roches, verdures, mers, lacs, fleuves, lagunes, étoiles, astres, comètes, lune”.


RAYAN MOUSSAOUI


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