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Culture / Culture

Organisée par l’association “les Amis de Miliana art et culture”

Une caravane sur “l’itinéraire de Ammar Ali” à Alger

Khouatmi Boukhatem Lotfi. © Louhal/Liberté

L’association des “Amis de Miliana Art et Culture” a fait le choix d’honorer la mémoire de Ammar Ali (1930-1957) dit Ali la Pointe, à l’endroit même où il a péri durant la nuit du 8 octobre 1957 dans le refuge du 5, rue des Abdérames, avec son jeune ami Omar Yacef (1944-1957) dit petit Omar, Hassiba Ben Bouali (1938-1957) et Mahmoud Bouhamidi (1939-1957), a déclaré avant-hier le président de l’association culturelle communale de Miliana, Khouatmi Boukhatem Lotfi, dont son papa Mohamed allait avec Ammar Ali à l’école Larbi-Tebessi (ex-Maubourguet) ou l’école arabe. C’est dire que Ali la Pointe n’était pas analphabète du tout comme il est prétendu à tort. Donc, c’est au pied des vestiges de la mosquée Essiyida que s’est élancée la caravane “sur l’itinéraire du fidaï Ammar Ali” à destination du refuge de celui qui aimait gambader sur l’esplanade de la Pointe des blagueurs à Miliana. À son bord, il y a les fans du fidaï de 7 à 77 ans venus feuilleter l’histoire de ce bâtisseur et boxeur au Club sportif d’Alger, le CSA. Guidé de concert par le duo Khouatmi Boukhatem Lotfi et Aït Aoudia Lounis, le cortège a observé une première halte à la “houma” de Zoudj Ayoune ou les deux fontaines taries ont disparu à jamais dans le désordre qu’ont voulu les adeptes du marché informel qui sévissent à la criée de la place des Martyrs et jusqu’à la rue de Bab El-Oued. En ce lieu où la mosaïque du café des sports de la rue Hadj-Omar (ex-Bruce) s’effrite de ses apparats, il fait bon de s’aérer à l’orée venteuse de la z’niqa Ahmed et Mohamed Mecheri. Mais qu’à cela ne tienne, la randonnée s’est risquée vers le musée public national des arts de l’enluminure, de la miniature et de la calligraphie qu’abrite le palais Mustapha-Pacha et où d’anonymes mains vertes ont ensemencé le “Jardin original”, là où il y avait l’hideux local à poubelles, a-t-on su d’Aït Aoudia Lounis, président de l’association des Amis du “darbouz” (rampe) Louni-Arezki Ben Saïd (1924-1956). Et à l’issue d’une visite à l’atelier du sculpteur S.Tchiki dit Didi Krimo, sis à la galerie Mohamed-Ghazali (ex-rue Henri Klein 1864-1939), la file s’est dirigée vers le chemin d’arcades de Bouzrina Arezki dit “Hdidouche” (1913-1958). Et de là, les pèlerins de la mémoire ont rallié la “roudchar” (rue de Chartres) par le passage Benachère qui s’ouvre sur la rue Rabah-Riyah (ex-Porte-neuve) où la trouée Lakhdar-Bessa (ex-rue des Abdérames) donne accès à “Dar la glace” où se rabotait le sorbet du pauvre. Élue en 2006 au rang de Musée national Ali-la-Pointe, c’est dans ce qui reste de l’ouast-eddar et au pied des portraits de nos chers disparus qu’a été narré l’itinéraire mais aussi le douloureux souvenir de l’instant, où s’était déflagrée la cache de Ammar Ali et de ses compagnons, du souffle de l’engin meurtrier qu’avaient réglé les parachutistes de la 10e DP que commandait le général Jacques Massu il y a 62 ans (8 octobre 1957 – 8 octobre 2019). Et depuis, cet ultime maillon de la résistance populaire n’a de cesse d’accueillir une nuée de touristes d’ici et d’ailleurs pour se recueillir à la mémoire de ce natif du lieudit El-Berqok (pruniers) à El-Anasser à Miliana.

 

Louhal Nourreddine


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