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Culture / Culture

La diaspora algérienne fait briller sa culture à Paris

Une fenêtre sur “l’Autre”

La cote du groupe Djurdjura n’a pas pris une ride. © D. R.

Cette semaine de nombreux Algériens ont participé à diverses activités culturelles à l’exemple du Salon du livre, la Journée de la francophonie ou la Semaine gastronomique.

Dans ces moments décisifs que vit l’Algérie sur le plan politique et sociétal, il devient plus qu’important pour sa diaspora à l’étranger de non seulement suivre et intégrer le mouvement, mais aussi montrer la richesse de sa culture et de son patrimoine. Ainsi, cette semaine à Paris a vu la participation de nombreux Algériens dans diverses activités culturelles qui ont eu lieu comme le Salon du livre, la Journée de la francophonie ou la Semaine gastronomique. Au  Palais des expositions, Portes de Versailles, lors du Livre-Paris, le pavillon Algérie a suscité l’intérêt de nombreux lecteurs que beaucoup ont qualifié de “très maigre”, “peu avantageux” et “bien en deçà de ce qu’il aurait dû être, vu la richesse de la production réelle du pays et sa non représentativité hors frontières”, diront certains visiteurs désappointés de ne pas trouver les parutions dont ils ont entendu parler. En effet, bien que quelques éditeurs aient consenti à envoyer quelques-uns de leurs ouvrages avec l’Enag, éditeur en charge des salons internationaux, beaucoup d’autres n’y ont pas participé pour diverses raisons et de ce fait, leurs auteurs et de nouvelles plumes n’ont pas pu se faire connaître. Une problématique qui reste posée et une situation du livre en Algérie qui nécessite d’être sérieusement revue. Par ailleurs, le siège du Conseil économique social et environnemental (CESE) a abrité en date du 20 mars la deuxième édition de “La francophonie dans tous ses états”, une manifestation riche et diversifiée dans laquelle notre artiste franco-berbère Djura Abouda, membre de ce conseil en charge de la section éducation, culture et communication, et une jeune et dynamique équipe dont Carima Aïd, ont concocté un programme éducatif et festif fait d’exposition de peinture, d’un espace librairie, d’une dictée pour les enfants, d’une table ronde autour de la francophonie sans frontières et de spectacles de chants et de danses. Étaient présents à cette journée Nova Kerkeb, une jeune poétesse, auteure et scénariste d’origine algérienne qui a déclamé son poème Paix, sélectionné pour la Journée mondiale de la Paix 2017 et signé ses deux recueils de poésie De rêves et de chimères de paix et In souffrances tues, et le groupe féminin Djurdjura qui a empli la salle de ses chants berbères qui en ont fait danser plus d’un. Dans un autre espace non moins prestigieux - Trocadéro - se tient du 21 au 24 mars le “Village international de la gastronomie” auquel participe aussi l’Algérie avec “Inspirations d’Algérie”, un groupe initié par Imane Arrar, composé de jeunes artistes représentant cette nouvelle génération qui raconte son histoire à travers la culture de son pays et qui y présente l’art de la table avec Nassira Chouia dans un décor fait de poterie, de tapisserie et de mets traditionnels, pour dire une richesse qui a besoin de s’exporter pour se faire connaître et pourquoi pas contribuer à refaire briller le blason culturel de l’Algérie tout en l’aidant économiquement à se relever, car, faut-il le rappeler, la production culturelle est une source aussi bien qu’une ressource…


Samira Bendris-Oulebsir

 


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