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Culture / Culture

Culture

“Une grande et merveilleuse opportunité d’échange de vues et de connaissances”

L’université de Blida 2, sise à El-Affroun, a abrité les 10 et 11 du mois courant, un colloque international sur la littérature algérienne contemporaine avec trente-cinq communications et trois ateliers animés par des auteurs.

Romanciers connus (tels Amine Zaoui, Mohamed Meflah, Mohamed Sari, Mohamed Chenoufi, Mohamed Qassimi, Rabia Djalti), professeurs, chercheurs, traducteurs, critiques littéraires venus des universités de Tlemcen, Alger, Tiaret, Biskra, Béchar, Sidi Bel-Abbès, Batna, Chlef, Boumerdès, Tizi Ouzou, Médéa,  mais encore de Téhéran, Rabat, Casablanca, Riyadh et Copenhague, ont participé, aux côtés de leurs collègues de Blida 2, à cet évènement littéraire, qui constitue, selon le Dr Dalila Brakni, (doyenne de la Faculté des lettres et langues  de Blida 2), “une grande et merveilleuse opportunité d’échange de vues et de connaissances”. “Ce séminaire, aujourd’hui, ici dans notre commune, aurait relevé de l’utopie, il y a quelques années. Qui aurait cru que la petite ville d’El-Affroun abriterait un jour un tel évènement avec autant de figures littéraires de renom, de docteurs en lettres et professeurs d’universités venus de différents horizons ; et autant d’universitaires originaires d’El-Affroun issus des établissements scolaires locaux ?” a indiqué, en marge de cette rencontre, non sans fierté, le maire Faïçal Medjadji. En effet, l’université de Blida 2 (et plus particulièrement le département des lettres arabes) foisonne de professeurs et maîtres de conférences. “Bien que Blida 2 soit nouvelle, les activités scientifiques et pédagogiques n’y sont pas négligées ; la recherche étant la raison d’être d’une université. À travers ces séminaires, nous essayons de nous ouvrir au monde et faire connaître l’expérience algérienne”, nous a déclaré le professeur d’université, Saïd Boumaïza, recteur de Blida 2, en poste depuis septembre dernier. Mme le professeur June Dahy, venue du Danemark, a réalisé une première en traduisant de l’arabe au danois, le roman de Waciny Laradj : aucun roman algérien n’avait encore été traduit de l’arabe au Danemark. “Ce colloque est une occasion aussi pour les auteurs contemporains de parler eux-mêmes de leurs œuvres, de les rapprocher des étudiants, de faire part de leur vision du monde. Les études universitaires se sont trop longtemps intéressées aux écrivains disparus qui restaient à découvrir et deviner”, nous a expliqué le jeune et sémillant Dr M’hamed Lamari, maître de conférences, en charge de la cellule de communication de l’université de Blida 2 et organisateur principal du colloque.
Parmi les invités, un hôte de marque était présent : le comédien Saïd Hilmi, ponctuel, qui, à propos de sa présence à El-Affroun, nous a confié à mi-voix : “ça me fait ré-aimer mon métier. Ce n’est plus une invitation mais une convocation de cœur et de culture… Comme je suis un voleur de lettres, j’ai du trésor à donner.”
Un message à décoder. Dans ce coin considéré comme reculé, il y a quelques années, un défi, un miracle, même, a pris forme à travers cette réalisation d’envergure qu’est le pôle universitaire, perché sur les hauteurs d’El-Affroun. Songeur, le professeur Nadhir Boudjella, septuagénaire originaire d’El-Affroun et enseignant à la fac centrale d’Alger, nous a rappelé que dans cette zone même, il y a 56 ans exactement, tombait au champ d’honneur le valeureux officier de l’ALN, Si Hamdène dont le nom fut donné, à sa mort, à la katiba El-Hamdania. Coïncidence avec la date du 11 décembre choisie pour ce 1er colloque international.

F. S