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Culture / Culture

Projection du “Chant des hommes” en ouverture officielle au Fifog

Une histoire humaine sur les migrants

Lutte, solidarité et humanité sont là, les ingrédients du film Le chant des hommes de Bénédicte Liénard et Mary Jimenez. Cette fiction représente en somme la thématique proposée pour le 12e Festival international du film oriental de Genève (Fifog) : le dialogue et le vivre-ensemble. En compétition officielle, cette œuvre de 95 mn, réalisée en 2015, inspirée d’une vraie histoire, a ouvert le bal dans la catégorie fiction, lundi soir, à la salle Simon-Grütli (Maison des arts du Grütli).
Les réalisatrices dressent le portrait de plusieurs migrants en Belgique, qui ont trouvé refuge dans une église. Ces gens désemparés sont de Syrie, d’Iran, du Congo, d’Irak, du Niger, du Maroc… et leur désir absolu est d’obtenir des papiers pour rester dans cet “eldorado”. Afin de concrétiser leur projet, ils observent une grève de la faim pour sensibiliser les autorités et avoir gain de cause. Ainsi un mouvement est né au sein de cette communauté, dirigé par le Marocain Kader (Assaâd Bouab), un personnage ambigu, aidé par l’Iranienne Esma (campé par Maryam Zaree), la “femme de fer”. Suite à ces circonstances, cette petite église de quartier se transforme en un vrai QG de sans-papiers. Enfermés dans la “maison de Dieu”, ces personnes aux cultures, origines et religions différentes forment une communauté unie. Dans leur désarroi, ils tissent des liens, et ce, malgré les divergences et les préjugés.
La caméra nous entraîne dans une atmosphère angoissante, jour après jour, l’état des réfugiés se dégrade et se détériore, mais ils continuent à braver l’impossible durant trente jours. Outre la faim, les tensions omniprésentes et la maladie, les réalisatrices racontent l’histoire de quelques personnages qui ont préféré quitter leur patrie et leur famille pour diverses raisons. “Nous avons choisi de partir, non pas pour faire du tourisme, mais parce que nous n’avions pas le choix ! Vous croyez que c’est facile d’abandonner nos proches, nos enfants ou encore nos racines ? Nous l’avons fait pour être libres”, clame Esma à la ministre des Affaires étrangères. Le chant des hommes est une belle œuvre, malgré quelques clichés, sur la condition humaine et la nécessité du “vivre-ensemble” pour contrer les fléaux de nos sociétés. À l’issue de la projection, l’une des comédiennes du film, Saïda Manai, s’est prêtée aux questions du public, en informant avoir demandé un asile politique suite à la révolution tunisienne. “Je me suis réfugiée en Belgique, et j’ai habité plusieurs centres. D’ailleurs, la plupart des comédiens ayant participé à cette fiction sont de vrais migrants.” À propos des réalisatrices, elle a informé qu’“elles ont travaillé bénévolement dans des refuges, et pour ce film elles se sont inspirées de faits réels”.  Pour revenir à ce 12e Fifog qui se déroule jusqu’au 9 avril, une centaine de films seront projetés entre longs et courts métrages et documentaires, des conférences et tables rondes. La participation algérienne ne sera pas en reste, puisqu’une dizaine de films sont programmés en présence des réalisateurs.


H. M.


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