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Culture / Culture

Hommage à Pierette et Gilbert Meynier à Lyon

Une vie entière vouée au respect de la dignité humaine

La Maison des passages de Lyon a vécu de vibrants moments d’émotion en cette belle et chaude journée d’été en hommage aux défunts Pierette et Gilbert Meynier. Initiée par le Forsem (Forum de solidarité euro-méditerranéenne) et organisée par Zaher Harir et Tahar Khalfoune, cette rencontre a réuni la famille et les amis des deux grands humanistes disparus l’un après l’autre voilà quelques mois.
“En reconnaissance de leur engagement pour le respect de la dignité humaine et pour le rapprochement franco-algérien, les associations (Cimade, Coup de soleil, Forsem, Afara, Cara, Maison des passages, Images des temps présents…) leur rendront hommage”, lit-on sur le communiqué envoyé aux invités. Il a été question lors de cette rencontre de leur parcours de militants des causes justes, de leur combat pour la justice pour tous et de leur engagement constant pour les autres : les peuples colonisés, les migrants, les réfugiés, les sans-papiers... Gilbert Meynier n’a eu de cesse de dénoncer la colonisation de l’Algérie, d’alerter sur les abus et les exactions commis sur les populations ; il a aussi “consacré plus de quarante ans de sa vie à faire connaître, par ses abondantes et denses publications, les résultats de ses recherches sur l’histoire de l’Algérie depuis l’antiquité à 2017.”
Au programme de cet hommage, il y eut la projection  d’un documentaire de 50 mn, un entretien fort intéressant dans lequel Meynier revient sur son parcours d’humaniste, de militant de la cause algérienne et de sa lutte indéfectible pour que Justice soit faite partout et en tout temps.
Tour à tour, ses enfants, ses amis et des historiens, dont Dalila Aït El-Djoudi, Lahouari Addi, Tahar Khalfoune, et des représentants d’associations ont rendu hommage aux défunts, chacun selon ce qu’il a connu de l’un et de l’autre et ce qu’ils ont tous vécu avec les deux comme anecdotes et souvenirs inoubliables, avec comme points communs : hospitalité, dévouement aux autres et partie couscous ! Gilbert Meynier était un cuisinier hors pair et le couscous était son plat favori, tout comme l’Algérie était son sujet favori.
“Il était intarissable sur l’Algérie” ont-ils tous soutenu. Et ses nombreux ouvrages sont là pour en témoigner : L’Algérie révélée ; Histoire intérieure du FLN ; L’Algérie des origines. De la préhistoire à l’avènement de l’islam ;  L’Algérie, cœur du Maghreb classique. De l’ouverture islamo-arabe au repli (698-1518)… Il poursuivait d’ailleurs ses recherches et avait entamé un livre qui, peut-être sortira à titre posthume avec l’aide de quelques-uns de ses élèves passionnés comme lui d’histoire de l’Algérie.
Une Algérie qu’il a toujours aimée et défendue selon ses principes et contre tous les dépassements de quelque origine soient-ils, ce qui, semble-t-il, lui a valu quelques mises à l’écart, contrairement à d’autres historiens français souvent sollicités sur les plateaux et dans nos médias.


Samira Bendris-Oulebsir


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