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Culture / Culture

Assemblée de la famille de l’art sur l’esplanade du TNA

Vers la création de la Fédération algérienne des artistes

Les artistes rassemblés devant le TNA.© Nourreddine Louhal/Liberté

Lors de ce rassemblement tenu jeudi à Alger, le réalisateur Yazid Smaïl a proposé la création de cette fédération pour défendre au mieux les intérêts moraux et matériels des artistes.

À l’appel du cinéaste Yazid Smaïl, c’est tout l’univers des arts et des lettres qui s’est illustré par son adhésion à l’assemblée qui s’est tenue sur l’esplanade du théâtre Mahieddine-Bachtarzi, jeudi. Et au troisième coup du brigadier, le parvis de Mohamed-Touri s’est métamorphosé en forum d’échanges d’idées et de suggestions pour que la famille artistique puisse s’en sortir des marais de l’inculture où la léthargie des ronds-de-cuir l’a engluée depuis. C’est qu’il y avait foule de figures du septième art et des planches dont Saïd Hilmi, Mustapha Ayad et Arslane. Outre ces figures de proue s’ajoutait aussi la galerie d’humoristes dont Tahar Bennour dit “Sartana” qui criaient à l’unisson : “Y en a marre de l’exclusion !” “Il ne s’agit pas d’un sit-in traditionnel de protestation, mais d’une rencontre qui se veut aussi une force de proposition, où il est question de fédérer l’artiste où qu’il se trouve et sans exclusion aucune. Cela doit inclure l’adhésion de l’artisan qui crée la richesse de l’artisanat du terroir. Mais aussi l’artiste des planches et de l’écran et jusqu’à l’intermittent du spectacle”, a déclaré le réalisateur Yazid Smaïl. Ceci dit, il faudrait compter dorénavant sur la famille artistique qui a bien l’intention de dire son mot en ces temps de troubles et de trublions, a tenu à ajouter cet ancien caméraman de l’ex-RTA (1973). Alors, pour mettre fin à la marginalisation et à la situation précaire de l’artiste, le réalisateur de Vava Moh envisage la création d’une fédération algérienne des artistes pour endiguer la déperdition de l’énergie créatrice et de défendre au mieux les intérêts moraux et matériels de l’artiste, a-t-on su du lauréat de l’Olivier d’or de la douzième édition du Festival culturel national du film amazighe (FCNAFA 2012). Autres préoccupations de la corporation, la disparition des caravanes culturelles qui sillonnaient l’Algérie profonde et au-delà des mers pour y exporter le label algérien. “C’est à ces caravanes, authentiques ambassadeurs culturels, à qui l’on doit le prestige de l’Algérie progressiste et de la famille qui avançait”, a ajouté notre interlocuteur qui a à cœur d’obéir d’abord à la satisfaction des clauses par la rédaction des statuts à forte valeur juridique pour qu’enfin la fédération soit cette scène de tous les espoirs. Autre avis, celui du cinéaste Amar Tribèche qui a déclaré : “Aujourd’hui plus que jamais, on se doit de se donner la main et aussi de la voix pour que l’Algérie reconquiert ses salles de cinéma qui faisaient sa notoriété dans le bassin méditerranéen. Donc, autant dire qu’il est grand temps de rallumer le flambeau de la culture que l’on se doit de léguer aux générations à venir.” 


Nourreddine Louhal


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