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A la une / Des Gens et des Faits

Un cœur brisé

20e partie


Résumé :Halima passe une mauvaise nuit. Le lendemain, après mûre réflexion, elle décide de déposer sa démission. Son directeur tente de l’en dissuader, va-t-il adhérer à ses exigences ?

 

Il hoche la tête.
-Bien. Je vais voir ce que je pourrais faire pour aujourd’hui.
-Je ne peux pas terminer la journée dans l’incertitude, Monsieur. Ou vous m’assurez le transport, ou vous acceptez ma démission.
Il se dirige vers son bureau, et elle dépose ses affaires sur la table de travail où trônait déjà le courrier du jour.
Elle tire une chaise et s’assoit, puis se verse un verre d’eau. Elle repense à la scène qu’elle avait eue la veille avec ses parents, et de longues larmes jaillirent de ses yeux. Les propos de son père résonnaient encore dans sa tête. Jamais encore elle ne l’avait vu dans une telle colère.
Quelqu’un frappe à la porte, et elle s’empresse de s’essuyer le visage. C’était Mourad qui venait aux nouvelles. Elle baisse les yeux, mais il avait déjà remarqué ses joues mouillées.
-Quelque chose ne va pas ?
-Non. Cela va mieux maintenant. Le directeur a promis de prendre mon problème en charge. Je voulais démissionner, mais il s’y est opposé.
-Comme à ses habitudes, lorsque quelque chose ne tourne pas en sa faveur.
-Ah !
-Oui. Il est comme ses semblables. Il ne pense qu’à ses intérêts. Il sait que s’il vous perd, il ne tombera pas de sitôt sur une autre secrétaire.
-On m’avait pourtant assuré le contraire.
Il secoue la tête.
-Qui vous a dit ça ?
-Le responsable qui m’a reçue. Le bonhomme des ressources humaines.
-Ah ! Celui-là ! Il était plutôt content de pouvoir recruter une femme telle que vous. Une universitaire qui cherchait du travail à tout prix pour subvenir aux besoins de sa famille. Il vous a bien coincée.
-Il m’a pourtant certifié qu’ils avaient reçu des dizaines de demandes, mais qu’ils étaient intéressés par ma candidature.
-Du baratin. Que du baratin afin que vous acceptiez le poste. Il a dû même vous faire certaines recommandations, du genre soyez correcte, ne fréquentez pas trop les collègues.
-Pas exactement. Il m’a plutôt demandé de mettre des tenues vestimentaires très discrètes, d’éviter de me maquiller...
Mourad lève la main.
-Je comprends mieux maintenant pourquoi vous portez un pantalon large et cette liquette qui vous arrive aux genoux. On voit tout de suite que vous n’êtes pas dans votre élément. Mais enfin, vu l’endroit où vous êtes obligée de bosser, il n’a pas tout à fait tort cette fois-ci.
Il la contemple un moment puis poursuit :
-Je vais voir le directeur et exiger de lui qu’il désigne sans plus attendre quelqu’un pour vous transporter.
-Merci Mourad. Je vous suis reconnaissante.
Il quitte les lieux, et Halima s’empresse de se mettre au travail. Il lui fallut deux bonnes heures pour trier son courrier et organiser sa journée. Elle repense à Sabrina qui bouclait ses cinq années le jour même et se dit qu’elle n’aura pas le temps de lui préparer un gâteau. Si elle rentre plus tôt, elle pourra faire un peu les magasins et lui acheter un petit cadeau.

(À  SUIVRE)
Y. H.

 



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