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A la une / Des Gens et des Faits

La brûlure de la braise

26e partie

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : Le notaire demandera à Ameur de revenir le lendemain pour signer d’autres documents. Alors qu’ils déambulaient dans les rues, Saad a envie de découvrir la librairie de Yahia. Ce dernier voulut savoir de quoi ils héritaient.

Yahia sourit.
-Je présume que vous n’êtes pas à un sou près. Ces bricoles doivent avoir de la valeur, puisqu’il a fait appel à un notaire pour établir un testament.
-Il le fallait, lançais-je d’une voix que je voulais maîtriser, mais qui dénotait mon agacement. Ce cousin avait coupé les ponts avec la famille depuis plusieurs décennies.
-Ce n’est pas la peine de t’énerver, petit.
Il tourne les talons, et nous le suivons à l’intérieure de la librairie. Il rejoint son comptoir et désigne un siège à mon père, alors que je me faufilais parmi les rangées de livres pour choisir quelques ouvrages.
Les bras chargés, je reviens vers les deux hommes.
-Voilà. C’est tout ce que je prends.
Mon père fronce les sourcils, et Yahia se met à rire.
-Ce n’est pas étonnant que tu décroches les meilleures notes de l’école. Je vois que tu ne perds pas ton temps à courir dans les rues.
Je ne répondis pas. Une autre question s’imposait à mon esprit : où allons-nous donc passer la nuit, mon père et moi ? Nous n’avions rien avalé de la journée, et en sus, je n’avais aucune envie de retourner dans ce hammam pour m’allonger sur un matelas miteux. La fortune du cousin n’étant pas encore accessible, nous étions toujours ces deux “nomades” à la recherche d’un gîte et d’un couvert.
Yahia met les livres dans un grand sac et me le tend.
-Voilà de quoi occuper le reste de tes vacances, mon petit.
-Merci, Yahia. Je reviendrai te payer dans les jours prochains, tu n’auras qu’à faire tes comptes et me donner le montant.
-Ne te fais pas de bile, mon petit. Lorsque tu reviendras, nous aurons amplement le temps de régler tout ça entre nous.
En attendant, où allez-vous donc passer la nuit cette fois-ci ? Pas au hammam, j’espère ?
Mon père hausse les épaules.
-Aura-t-on d’autres choix ?
Yahia se met à réfléchir.
-Il y a une petite mansarde au-dessus du magasin. Je l’utilise parfois pour me reposer ou pour recevoir des amis. Je pourrais vous laisser y passer la nuit.
Sa confiance me touche à tel point que j’en eus les larmes aux yeux. Cet homme nous connaissait à peine, mais il avait le cœur sur la main et était prêt à nous aider. La providence l’avait mis sur notre chemin, et nous ne pouvions refuser son hospitalité. Mon père accepte d’emblée, trop heureux d’échapper aux affres de la rue et à la salle humide d’un hammam. Yahia nous montre un escalier qui mène à l’étage supérieur.
-Suivez-moi.

(À  SUIVRE) Y. H.


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