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A la une / Des Gens et des Faits

La brûlure de la braise

28e partie

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : Yahia propose à ses “convives” une virée en ville. Saad et son père découvrent les quartiers huppés de Annaba. L’imagination du jeune garçon prendra le relais à la vue de quelques filles.

Je repense à mes deux pauvres frangines, Zineb et Houria, qui n’avaient jamais dépassé la lisière de notre village. Elles vont elles aussi devoir changer de vie, si nous nous installons en ville.
Yahia nous emmène dans un petit restaurant où nous dînons de brochettes, frites, hors-d’œuvre, etc. Jamais je n’avais encore aussi bien mangé. Mon père me pince la cuisse, en me voyant me goinfrer de nourriture sans prendre le temps de respirer. Tout était délicieux.
Après un bon dessert et un café relevé à l’eau de fleurs d’oranger, Yahia nous raccompagne à la librairie et nous souhaite une bonne nuit. Repus, nous sombrons immédiatement dans un sommeil profond.
Le lendemain, nous entamons une course contre la montre. Il fallait établir les papiers, les faire légaliser et retourner ensuite chez le notaire pour déposer le dossier demandé.
Tout était enfin en règle. La succession pouvait se faire sans encombre. Le notaire nous remettra les documents requis et nous accompagnera pour nous faire visiter les locaux commerciaux, le hammam, les appartements, la villa, etc.
Je demeurais interdit devant tant de richesses. Les magasins fermés depuis longtemps contenaient encore des marchandises, le hammam et le café étaient mitoyens et se trouvaient dans un quartier du centre-ville, les appartements – trois en tout – étaient situés dans des quartiers assez cossus. Mais c’est la villa qui me laissera sans voix ! Elle était située dans le quartier huppé que nous avions visité la veille avec Yahia et comportait un très beau jardin. C’était là où avait résidé le cousin Aoued jusqu’à son dernier souffle.
Le jour déclinait. Je redresse la tête. Saad s’arrête de parler et jette un coup d’œil à sa montre bracelet, avant de se lever d’un bond.
-Mon Dieu ! Il se fait tard et je dois récupérer ma mère de chez ma sœur Houria. Hanane, nous terminerons demain ce récit.
Je me lève à mon tour et passe la main sur ma nuque douloureuse.
-Ton histoire était tellement passionnante que je n’ai pas vu le temps passer.
-Attends donc de découvrir la suite.
Saad prend son cartable et quitte les lieux en me faisant un signe de la main. À ce moment, j’eus bien du mal à croire qu’il avait eu une enfance aussi mouvementée, et qu’il n’avait connu la grande ville qu’à son adolescence. Les gens cachent bien des secrets et nous surprennent souvent par des révélations inattendues.
Je quitte à mon tour la rédaction.

(À  SUIVRE) Y. H.


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