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A la une / Des Gens et des Faits

La brûlure de la braise

30e partie

Résumé : Le lendemain, Saad et moi étions si submergés de travail, que je n’ai pu connaître la suite du récit… Nous avions pris rendez-vous pour le jour suivant, ce qui affûtera davantage mon impatience.

 

 Je jette un coup d’œil à la pendule de la cuisine et constate qu’il était trop tôt pour me rendre à la rédaction. Je prends alors l’initiative de descendre faire quelques courses dans le quartier. Une fois de retour, je me mets à préparer le déjeuner. Parfois, nostalgie oblige, je me replonge dans mes anciens passions culinaires. Mais à peine avais-je commencé à éplucher quelques légumes que mon mobile se met à vibrer.
Reconnaissant le numéro de Saad, je me hâte de répondre. Ce dernier semblait agité :
-Allo… Hanane… ? Désolée de t’appeler à cette heure matinale, mais j’aimerais te demander un service. C’est vraiment urgent…
-Oui Saad. De quoi s’agit-il ?
-Mon fils Adem vient de se fracturer une jambe…Nous sommes dans un hôpital et la radio ne fonctionne pas. J’aimerais que tu me prennes rendez-vous chez le radiologue de ton quartier. Je vais tenter d’arriver le plus tôt possible.
Avec la circulation qu’il devait y avoir à cette heure sur l’autoroute, cela ne me parut pas évident. Mais enfin, je ne pouvais refuser de venir en aide à un collègue et en sus, pour un cas urgent.
-Pas de souci Saad. Je vais m’y rendre tout de suite. Je connais le radiologue du quartier et je suis certaine qu’il ne me refusera pas un rendez-vous dans la journée…
-Merci Hanane. Je te revaudrais ça.
-Voyons. Nous sommes tout de même collègues !
Je me débarrasse de mon tablier de cuisine et me rendis illico-presto à l’immeuble d’en face pour sonner chez le radiologue…
Hafiz était un des plus anciens voisins du quartier. Ayant connu les affres des hôpitaux de la ville, il avait fini par s’installer à son compte, et n’en était que plus heureux.
À ma vue, il fronce les sourcils :
-Hanane… Ghir El-kheir… Qu’est-ce qui t’emmène chez moi de si bon matin ?
-Une petite urgence.
Mis au courant de la situation, il me demande de revenir dès que l’enfant et son père arrivent. Pas de rendez-vous entre voisins. Néanmoins, avant de me laisser partir, il me demande :
-Hé. Dis-donc… Tu parlais d’un kidnapping dans ton dernier récit. J’aimerais savoir si on va retrouver l’enfant.
J’affiche une petite moue :
-La curiosité est un vilain défaut.
-Voyons Hanane. J’aimerais juste savoir….
Je lève ma main en riant :
-Je ne pourrais anticiper sur la suite, car moi-même je ne la connais pas encore…
-Hein… ?
Je hausse les épaules :
-J’écris selon mon inspiration. Cela pourra se faire dans la journée, comme cela pourrait se faire dans le mois… Mais enfin, je peux t’assurer, que tu ne connaîtras pas la fin du récit de sitôt…Je viens à peine de le commencer…
Il secoue sa tête :
-Sacrée Hanane !… Tu sais tenir tes lecteurs en haleine.


(À  SUIVRE)
Y. H.


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