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A la une / Des Gens et des Faits

La brûlure de la braise

33e partie


Résumé : L’immense richesse du cousin, déroutera Saad et surtout son père Ameur. Ce dernier allait de découverte en découverte à travers la grande et luxueuse villa, qui allait désormais être leur demeure.

 

Je lance un coup d’œil à mon père qui allait de découverte en découverte et effleurait les objets de ses mains comme pour s’assurer qu’il ne rêvait pas.
Le notaire nous fera ensuite visiter le reste de la maison.
La grande cuisine, la salle de bain, avec tout le confort requis, les chambres au nombre de sept, situées au premier étage, les balcons fleuris, la véranda, etc.
Dans le salon, je tombais sur une grande bibliothèque qui contenait des centaines de livres.
Inutile de te décrire ma joie. Je n’avais plus besoin d’aller m’approvisionner ailleurs pour mettre fin à ma faim de connaissance.
Quelques photos dans des cadres trônaient sur la cheminée.
Je ne connaissais pas Aoued. Mais je compris tout de suite que c’était l’homme élégant et souriant qui figurait sur les portraits auprès d’une femme fort belle.
Mon père qui me suivait lance :
-Il était bien beau le cousin…
-Son épouse aussi.
-Je ne l’ai jamais rencontrée. Que Dieu ait leurs âmes.
Il se met à arpenter les lieux sous le regard amusé du notaire, puis revient vers moi :
-Je me demande ce que ta mère pensera, lorsque je lui dirais que nous allons nous installer dans cette grande maison confortablement meublée.
Je hausse les épaules :
-Elle sera surprise bien sûr, mais n’y trouvera aucun inconvénient. Nous avons misérablement vécu jusqu’à maintenant, il était grand temps pour nous de changer de vie.
Le notaire toussote :
-Vous avez tous les papiers en règle. Je vous suggère d’emménager rapidement. Ce quartier est, certes, calme et sécurisé, mais sait-on jamais ? Il y a des maraudeurs partout, et une villa qui demeure fermée trop longtemps risque d’être cambriolée à n’importe quel moment. J’étais, là aussi, tout à fait d’accord avec lui. Dans ma hâte de m’installer dans la maison, et mon impatience de devenir un citadin, je ne pensais plus à rien d’autre. Nous étions riches, et avions désormais de quoi vivre à l’aise sans avoir à nous préoccuper de l’avenir. Et cette villa, tombée du ciel, nous servira de résidence pour le restant de nos jours.
Mon père me lance un regard interrogateur, avant de demander :
-Saad… Nous devrions penser à rentrer pour ramener le reste de la famille. Qu’en penses-tu ?
Je ne pouvais bien entendu qu’approuver sa proposition :
-Je n’attends que ça, père… Il est temps pour notre famille de profiter de cette aubaine.
La nuit n’allait pas tarder à tomber. Le notaire s’esquive, et avant cela, il nous remet une enveloppe contenant dix mille dinars, et les clefs de la villa, en nous recommandant de bien fermer les portails, si nous devons quitter les lieux pour plusieurs jours.
Les comptes bancaires du cousin Aoued étaient bien alimentés.
Cependant, comme on nous l’avait expliqué au niveau des banques, il faudra attendre au moins deux semaines, avant de pouvoir y accéder. De toute façon, les chéquiers n’étant pas encore prêts, nous ne pouvions prétendre à un quelconque retrait…


(À  SUIVRE)
Y. H.

 



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