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A la une / Des Gens et des Faits

Les racines de l’amour

33e partie


Résumé : Mohand demande à Ghenima de rentrer chez elle, à la grande surprise de cette dernière. Elle tente de protester, mais il lui assure qu’il va lui-même prendre cette affaire en main, et que son oncle Saïd qui fait partie des sages de la djemaâ saura faire entendre raison à Da Kaci. Ghenima n’est cependant pas rassurée.

Il tente de sourire pour rassurer Ghenima.
- Allez, Ghenima, lève-toi, il faut que tu sois à la maison avant qu’on se rende compte que tu es sortie. Je vais te précéder pour t’éviter toute rencontre malencontreuse.
Ghenima se saisit de son baluchon, mais Mohand lui dit :
-Laisse ça ici. Il ne faut surtout pas qu’on te voit avec ces affaires. Tu auras vite fait de donner un argument de taille à tes intentions.
Ghenima acquiesce et redépose son baluchon par terre.     
- D’accord, Mohand. Je te fais confiance. Et en cas d’échec, je n’aurais qu’à revenir récupérer mes affaires chez toi.
- Je ne veux même pas y penser. Demain je réglerai cette affaire, et il n’y aura plus qu’un mauvais souvenir.
Ghenima sourit.
-Tu es tellement sûr de toi,
Mohand.
- Et comment donc ? Je n’aimerais pas te laisser en pâture des désirs incongrus d’un vieux fou.
Ils sortirent dans la nuit noire, et le jeune homme prend les devants en éclaireur.
Arrivé au détour qui mène vers les premières maisons, il s’arrête et se retourne vers Ghenima pour lui chuchoter :
- Va maintenant ! Tu es presque arrivée, et surtout ne fais pas de bruit en ouvrant la grande porte.
Ghenima hoche la tête et se dirige à pas de loup vers la maison. Devant la porte d’entrée des éclats de voix lui parvinrent.
Elle entendit son père jurer, et ses frères hausser le ton, chose qui ne leur est encore jamais arrivée.
On parlait sûrement d’elle.
Elle entrouvrit la porte et se glisse à l’intérieur de la cour, où elle rencontre Fatiha qui la tire par le bras.
- Où étais-tu donc passée ?
- Derrière la maison, mentit-elle, j’avais besoin d’un bol d’air frais.
- Ouf ! J’ai cru ma dernière heure arrivée. Je leur avais dis que tu dormais dans ma chambre, et Belkacem m’avait demandé d’aller te chercher.
Ghenima hausse les épaules.
- Pourquoi donc ?
- Il y a eu du grabuge, comme on s’y attendait. Les garçons étaient contre la décision de ton père, et Da Kaci a menacé de les expulser de la maison s’ils s’entêtent à lui tenir tête.
Ghenima ébauche un sourire
triste.
- Pauvre de nous. Nous sommes tous tombés dans le piège d’un homme sans foi ni loi.
- Je crois que Da Kaci n’a pas su le remettre à sa place au moment requis. Et tout le monde connaît Aïssa. Il sait toujours arriver à ses fins, même s’il doit marcher sur la tête des autres.
- Eh bien, il ne marchera pas sur la mienne.
Fatiha la regarde curieusement.
- Que vas-tu faire, Ghenima ?
- Moi ? Rien. Mais je sais que je ne serai jamais l’épouse de cet homme, quel qu’en soit le prix.
Fatiha s’approche un peu plus d’elle.
- Tu as rencontré Mohand ?
Ghenima hausse les épaules.
- Je ne suis pas une marionnette, Fatiha. J’ai pris les devants pour me défendre.


(À  SUIVRE)
Y. H.

 


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