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A la une / Des Gens et des Faits

La brûlure de la braise

46e partie

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : La grand-mère de Saad personnifiait la sagesse. Elle était loin d’apprécier la nouvelle vie de sa famille. L’argent qu’on dépensait avait été durement épargné par Aoued. En fait, comment ce dernier avait-il amassé toute cette fortune ?

Je me sentais fébrile à l’idée d’en savoir davantage dès le lendemain. La rédaction se vidait.
Le personnel était parti, et seuls restaient quelques techniciens pour finaliser la dernière étape du bouclage. J’éteins mon ordinateur et récupère mon cartable, avant de penser à mon tour à quitter le boulot. À mon arrivée à la rédaction le lendemain, je trouvais Saad, déjà attablé devant son carnet, et en train d’interviewer un jeune artiste de la nouvelle génération raï. Cheveux gominés, boucle à l’oreille et jean troué, ce dernier ne cessait de gesticuler et de se trémousser sur sa chaise. Imbu de sa personne, il me jetait des coups d’œil et me prenait à témoin pour peaufiner ses réponses.
-N’est-ce pas que le raï a de l’avenir chez nous? Encore de très beaux jours…
J’écoutais distraitement ce jeune écervelé qui tentait tant bien que mal de se hisser à travers les médias, afin d’atteindre l’objectif tant recherché de la célébrité.
En attendant que cet entretien prenne fin, je prends mon stylo pour rédiger le billet du jour. Cette fois-ci, l’inspiration était au rendez-vous. Je n’eus d’ailleurs pas à trop chercher pour trouver le titre : “Génération raï”.
Saad se lève et raccompagne le jeune garçon, qui au passage me fait un signe amical. Ils se ressemblent tous, me dis-je, ils se ressemblent tous. Et dans leur comportement, et dans leur façon de voir les choses. Où sont donc passés ces  artistes, au sens propre du terme, qui loin de tout signe ostentatoire, se fraye discrètement un chemin dans leur carrière.
Je signe mon billet au moment où Saad revenait :
-J’ai eu du mal à m’en débarrasser.
-De quoi… Ah ! je devrais plutôt dire de qui ?
-Tu l’as compris Hanane… Ce jeune écervelé me collait comme mon ombre depuis des jours, afin que je lui accorde quelques minutes. Ce matin, il m’a attendu à l’entrée du journal et m’a pratiquement mis le grappin dessus.
Je me mets à rire :
-Si jamais ta femme entendait ça.
Il balaya l’air de ses deux mains :
-Je ne donnerai pas cher de ma peau…(Il rit). Déjà que ce matin, elle avait piqué une crise de nerfs, parce que la voisine n’avait cessé de me répéter son bonjour.
-La voisine ?
-Oui. Enfin, c’est une jeune étudiante, qui habite le même palier. Elle vient tout juste de boucler ses vingt ans.
-Hum… C’est l’argument le plus évident pour piquer une crise de nerfs lorsqu’on a un mari aussi cool que toi. Et bien entendu, tu n’avais cessé de répondre à ses bonjours.

(À  SUIVRE) Y. H.


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