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A la une / Des Gens et des Faits

Un cœur brisé

58e partie

Résumé : Riad s’accrochait à son passé et voulait revivre cet amour filial qui lui avait fait défaut depuis le décès de sa mère. Il estime aussi que sa rencontre avec Sabrina l’avait renseigné sur le caractère de cette dernière.

La jeune fille affiche une moue.
-Ne te moque pas de moi, Riad.
-Je n’en ai nullement envie.
-Je n’ai pas à défendre ma mère. J’estime qu’elle est assez grande pour le faire elle-même.
Toutefois, je voulais mettre un frein à toute cette comédie. Je ne l’imaginais pas vivre en tant qu’épouse d’un jeune homme qui aurait pu être son fils.
Maintenant que j’en connais les véritables raisons, je te demande de t’éloigner d’elle, Riad. Je te suggère aussi de te rapprocher de ta belle-mère. Elle est la mieux placée dans ce contexte pour te rappeler ta propre mère.
Sans plus attendre, elle se lève et quitte les lieux. Il tente de la rattraper, puis se ravise. À quoi cela servirait-il ?
Elle avait maintenant une piètre opinion de lui. Il n’en doutait plus.
Il se rassoit et demande un autre café plus corsé, puis se demande si réellement il ne faisait pas fausse route dans ce projet aussi fou qu’insensé.
Pourquoi ce revirement
soudain ?
Il sursaute. La vérité saute aux yeux. Il était fou amoureux de
Sabrina !
Quand et comment cela s’était-il produit ?
Il n’en savait rien. Ce coup de foudre inattendu, à son grand étonnement, l’emplira d’aise.
Sabrina revient chez elle, l’esprit embrouillé. Elle était encore sous le choc de ce qu’elle venait d’apprendre de Riad. Elle estime que ce dernier était malade et avait besoin d’une sérieuse thérapie psychologique.
A-t-on idée de vouloir épouser une femme plus âgée que soi, simplement parce qu’elle ressemblait à sa mère ? Quelle sera donc l’aboutissement d’une telle relation ? Un échec total à ne pas en douter, dans lequel sa mère laissera des plumes.
“Pauvre maman”, se dit-elle. “Elle qui croyait que c’était réellement le grand amour !”, se dit-elle.
Désorientée dans ses prérogatives, elle se retire dans sa chambre et tente de se concentrer sur ses modules. Elle travaille jusqu’à l’heure du dîner, puis referme ses livres et s’étire, avant de se rendre compte qu’elle avait très faim.
Halima lisait au salon. Sabrina la contemple un moment, le cœur serré avant de lancer :
-Maman, c’est bientôt l’heure du dîner. Tu veux que je prépare quelque chose ?
Halima relève ses yeux et ébauche un sourire.
-C’est déjà fait, ma chérie. Je suis rentrée un peu plus tôt aujourd’hui.
Elle dépose son livre et se lève.
-Allons dans la cuisine, la table est déjà dressée.
Elle passe une main caressante dans ses cheveux et demande d’une voix douce.
-Alors, Sabrina ? Ta journée à l’université s’était bien passée ?
-Très bien. J’ai présenté mon exposé sur la littérature classique, et le prof a hautement apprécié ma recherche.
-Je suis très fière de toi, ma
chérie.
Elles dînèrent en échangeant quelques banalités, puis, prétextant une migraine, Sabrina se retire dans sa chambre. Elle était encore sous l’emprise de ce qu’elle venait d’apprendre de Riad et ne savait plus comment agir.


(À  SUIVRE)
Y. H.

 


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