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A la une / Des Gens et des Faits

Un cœur brisé

61e partie


Résumé : Athmane écoute le récit de sa fille et trouve que Riad aurait plutôt besoin d’une bonne thérapie pour surmonter un manque affectif qu’il doit traîner depuis plusieurs années.

 

Sabrina sourit en voyant que son père prenait le sujet à cœur.
-Eh papa ! Tu parles comme un spécialiste dans le domaine.
-Je sais de quoi je parle, ma chérie. Moi aussi, j’ai perdu mes parents très jeune, et j’ai dû me battre pour réussir dans ma vie. Ensuite, j’ai fondé mon foyer, et tu es née. Cela avait été une bouffée d’oxygène dans ma vie, jusqu’à ce que ta mère fausse les calculs.
-Ne reviens pas sur le passé, papa. Il est toujours douloureux et ne t’apporte rien de neuf.
-Oui, ma chérie, je le sais. Ta mère a aussi souffert de notre divorce. Ne la crois surtout pas lorsqu’elle te raconte le contraire. Nous nous aimions comme pas un couple. Il soupire.
-Il fallait qu’elle...
Sabrina l’interrompt.
-Je connais toute cette histoire. Vous la ressassez à chaque occasion tous les deux. S’il y a quelqu’un qui a souffert de ce divorce, c’est bien moi !
Athman n’avait jamais entendu de tels propos de la bouche de sa fille. En effet, il tentait à chaque fois qu’il le pouvait de colmater les brèches du passé, afin de lui éviter un traumatisme psychologique. Et voilà que des années plus tard, elle revient sur ce divorce qui a partagé la famille. Il se reprend.
-Ma chérie, je sais que tu as souffert de ce divorce. Nul n’est à l’abri d’une telle situation. Néanmoins, je te rappelle que j’ai tenté par tous les moyens de me rapprocher de ta mère et de reprendre notre relation, mais elle a toujours refusé mes avances. Et puis, un jour, j’ai décidé de me remarier. Il le fallait bien ! J’étais devenu un solitaire endurci, qui ne vivait plus, et ne savait plus par quel bout commencer pour apprécier l’existence. Alors, la mort dans l’âme, j’ai refait ma vie.
Regrettant ses propos, Sabrina reprend d’une voix plus douce.
-Je ne te reproche rien, papa. Je voulais juste te montrer que tout le monde dans cette vie passe par des traumatismes et tente de se relever. Je pense que c’est le cas de Riad.
-Pauvre homme. Il aurait pu s’amouracher d’une jeune femme de sa génération, au lieu de courir derrière ta maman.
-C’est ce que je lui avais suggéré.
Elle garde le silence quelques secondes, puis poursuit :
-Durant notre entretien, il s’est conduit on ne peut plus convenablement. Il a de bonnes manières et m’a semblé bien éduqué. À tel point que j’étais sur le point de lui pardonner son incartade et de l’accepter comme beau-père.
-Sabrina. Tu fabules ! Tu es en train de te contredire.
-Je sais, mais je t’assure que c’était le cas. Enfin, je t’appelle pour te demander conseil, papa !


(À  SUIVRE)
Y. H.

 


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